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L'Ukraine appelle à l'aide pour organiser la présidentielle

L'Ukraine a demandé mardi l'aide de la communauté internationale pour pouvoir tenir l'élection présidentielle anticipée du 25 mai prochain. L'OSCE de son côté appelle à un "cessez-le-feu" à l'occasion de ce scrutin. Dans le même temps, les violences se poursuivent dans l'Est du pays sur fond de déclaration de Moscou qui conteste la tenue de l'élection présidentielle.
Article rédigé par Baptiste Schweitzer
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Leonhard Foeger Reuters)

"Nous
avons demandé à tous les partenaires d'envoyer des observateurs internationaux
en Ukraine pour surveiller les élections
." En déplacement à Vienne, en Autriche,
le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andrïï Dechtchitsa, a réclamé
l'aide de la communauté internationale pour pouvoir organiser l'élection
présidentielle anticipée le 25 mai prochain. Il faut "faire tout ce qui
est possible pour éliminer les menaces et provocations extérieures soutenues
par la Russie en Ukraine
".

De
son côté l'OSCE a appelé, toujours à Vienne, à "cessez-le-feu ". Didier
Burkhalter, le président de l'Organisation pour la sécurité et la coopération
en Europe, a également plaidé pour un suivi de Genève, en référence à l'accord diplomatique
conclu le 17 avril entre l'Ukraine, la Russie, l'Union européenne et les États-Unis
, pour une désescalade de la
situation dans l'est de l'Ukraine. Le président de l'OSCE est attendu à Moscou où il doit
s'entretenir avec le président Vladimir Poutine.

Une élection essentielle pour les occidentaux 

La tenue
de cette élection est essentielle pour les pays occidentaux. "Si l'élection
présidentielle ne se tenait pas, ce serait le chaos et le risque de guerre civile
",
a estimé le président français François Hollande mardi. La Russie, de son côté,
a déjà fait savoir qu'elle jugeait "absurde" de tenir des  élections dans le contexte actuel de
violences en Ukraine.
La Russie qui répète que l'Ukraine est en proie à des "forces ultranationalistes,
extrémistes et néonazies
", qui se rendent coupables de violations
"massives " des droits de l'homme, et réfute toute implication directe
dans les troubles.

Les violences se
poursuivaient ces derniers jours dans l'Est du pays. C'est le bassin minier de
Donbass qui est le plus touché par les troubles. A Slaviansk, des rafales ont
été entendues dans des combats opposants les séparatistes pro-russes et les
forces régulières ukrainiennes.

Reste que la
matinée de mardi, par contraste, a été plutôt calme tant dans l'Est que dans le Sud de l'Ukraine, mais les violents combats des derniers
jours ont transformé la nature du conflit, et les positions des uns et des
autres se sont durcies, laissant peu de place désormais à une issue pacifique.

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