L'opposante Timochenko accepte d'être soignée en Ukraine par un Allemand

L'ex-Première ministre en grève de la faim est au centre d'une crise diplomatique. Plusieurs pays ont menacé de boycotter l'Euro 2012, organisé en Ukraine et en Pologne.

L\'ex-Première ministre ukrainienne, Ioulia Timochenko, lors d\'une audience au tribunal de Kiev (Ukraine), le 11 octobre 2011.
L'ex-Première ministre ukrainienne, Ioulia Timochenko, lors d'une audience au tribunal de Kiev (Ukraine), le 11 octobre 2011. (GLEB GARANICH / REUTERS)

Ioulia Timochenko accepte d'être soignée en Ukraine, par un médecin allemand. L'opposante ukrainienne, ex-Première ministre, est malade et en grève de la faim depuis le 20 avril pour alerter l'opinion sur son sort. Une situation qui a provoqué la colère des Occidentaux à un mois de l'Euro 2012. Elle doit être hospitalisée à partir du 8 mai.

Souffrant de graves problèmes de dos, elle "a donné son accord préliminaire pour être hospitalisée" dans un hôpital de Kharkiv (est de l'Ukraine), où elle est incarcérée, selon une déclaration commune de médecins allemands et ukrainiens. "Un médecin (...) va immédiatement commencer le traitement avec le soutien de médecins ukrainiens", selon le texte lu après que deux médecins allemands et la ministre de la Santé ukrainienne eurent rendu visite à l'opposante.

Selon son parti, elle est "en danger"

Les Allemands, qui ont déjà examiné Ioulia Timochenko en prison en février et en avril, sont les premiers Occidentaux à aller la voir depuis qu'elle a cessé de s'alimenter. Ils n'ont fait aucune déclaration sur l'état de santé de l'opposante. Olexandre Tourtchinov, le chef adjoint du parti de Timochenko, le BIouT, a de son côté affirmé que sa vie était "en danger" après quinze jours de grève de la faim.

L'ex-Première ministre assure que des employés de la prison lui ont infligé des coups pendant son hospitalisation "forcée" dans ce même hôpital de Kharkiv le 20 avril. Les accusations de l'opposante, incarcérée depuis août et condamnée en octobre à sept ans de prison, ont provoqué la colère en Europe. La chancelière allemande, Angela Merkel, a laissé entendre qu'elle pourrait ne pas se rendre en Ukraine pour l'Euro 2012, co-organisé avec la Pologne du 8 juin au 1er juillet. Elle emboîterait alors le pas à la Commission européenne et à d'autres responsables de pays européens ayant exclu de faire le déplacement à cette occasion.