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L'Italie, qui a pour objectif l'équilibre budgétaire d'ici à 2013, est placée sous surveillance du FMI et de l'UE.

FMI et Commission européenne vont désormais contrôler les engagements budgétaires de l'Italie. Silvio Berlusconi a accepté ce rôle du FMI.
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Silvio Berlusconi, Président du Conseil italien à Cannes lors du sommet du G20. (ERIC FEFERBERG / AFP)

FMI et Commission européenne vont désormais contrôler les engagements budgétaires de l'Italie. Silvio Berlusconi a accepté ce rôle du FMI.

Des sources concordantes évoquent, en marge du de Cannes, une surveillance "stricte" de la mise en oeuvre des mesures de réduction du déficit public du pays. L'Italie subit la pression croissante des marchés et des agences de notation. Les taux se sont envolés à des niveaux record, signe que les investisseurs doutent plus que jamais de sa capacité à faire face à la crise.

"Surveillance" ou "conseils" ?

Une source gouvernementale italienne a donné une version légèrement différente : l'Italie n'a pas accepté une "surveillance" formelle par l'institution de Washington mais est prête à lui demander des "conseils", ou des "avis", sur l'application des engagements pris auprès de la zone euro pour redresser ses finances publiques et rétablir la confiance des investisseurs.

Plusieurs sources ont toutefois confirmé qu'il s'agirait, in fine, d'une "surveillance" de la part du Fonds. "L'Italie est d'accord, il y a eu pas mal de discussions mais pas de réelle opposition", a dit l'une d'elles.

Crise de crédibilité pour Berlusconi

Plusieurs dirigeants européens et internationaux ont estimé en privé, ces dernières semaines, que les attaques des marchés contre Rome n'étaient pas liés aux performances économiques de l'Italie mais à la crédibilité du gouvernement Berlusconi.

Le président Nicolas Sarkozy a indiqué jeudi au premier des deux jours de ce sommet à Cannes des principaux pays riches et émergents avoir "pris note avec intérêt" des nouvelles mesures anti-crise adoptées la veille à Rome. L'Italie les a présentées au G20 et compte les soumettre au Sénat dès la semaine prochaine via un vote de confiance.

"La question n'est pas tant le contenu du paquet que 'est-ce que ce paquet sera mis en oeuvre?' ", a toutefois relevé le chef de l'Etat français. "C'est là-dessus qu'il nous faut travailler et c'est là-dessus qu'avec les autorités italiennes, nous sommes en train de travailler", a-t-il ajouté.

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