L'Allemand BASF renonce à commercialiser ses pommes de terre OGM dans l'UE

Le numéro un mondial de la chimie voulait vendre Fortuna, Amadea et Modena, premières pommes de terre OGM destinées à l'usage humain.

Un employé de BASF présente des pommes de terre OGM Fortuna au centre agricole du groupe à Limburgerhof (Allemagne), le 11 août 2009.
Un employé de BASF présente des pommes de terre OGM Fortuna au centre agricole du groupe à Limburgerhof (Allemagne), le 11 août 2009. (ULI DECK / DPA)

Fortuna, Amadea et Modena, premières pommes de terre génétiquement modifiées destinées à l'alimentation humaine, n'arriveront probablement jamais dans vos assiettes. Le groupe chimique allemand BASF, qui les a développées, a annoncé mardi 29 janvier avoir décidé de retirer ses demandes d'autorisation de commercialisation dans l'Union européenne.

Fortuna, par exemple, a été développée pour résister au mildiou, une maladie liée à des parasites. BASF avait déjà bataillé une décennie durant pour obtenir en 2010 l'autorisation de commercialiser dans l'Union européenne Amflora, une pomme de terre OGM renforcée en amidon destinée à un usage industriel, pour finalement essuyer un échec commercial.

Trop d'"incertitudes au niveau du cadre réglementaire"

L'annonce de BASF intervient alors que la Commission européenne a décidé la semaine dernière de geler le processus d'autorisation de mise en culture des OGM dans l'Union européenne, afin de relancer la recherche d'une solution négociée avec les Etats membres, profondément divisés sur la question. 

La poursuite d'investissements dans les projets Fortuna, Amadea et Modena "ne peut être justifiée en raison des incertitudes au niveau du cadre réglementaire et des menaces de destructions de champs", explique le groupe dans un communiqué.