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Italie : le "cavaliere" revient à la charge

Comme prévu, Silvio Berlusconi a demandé au président italien Giorgio Napolitano la tenue d'élections au plus vite. Son rival de gauche, Walter Veltroni, préfère temporiser.
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Pour sortir de la crise provoquée par la démission de Romano Prodi la semaine dernière, le président Giorgio Napolitano pense avoir trouvé la solution : un gouvernement de transition, avec une sorte de contrat de mission : réformer la loi électorale, pour qu'elle permette de dégager des majorités claires au Sénat.

Mais il ne peut pas l'imposer, et doit donc convaincre. C'était l'objectif de son entrevue aujourd'hui au Palais Quirinal avec Silvio Berlusconi, considéré comme le vainqueur du vote de la semaine dernière. Objectif manqué, car à la sortie, le “cavaliere” a repris le refrain qu'il répète sans relâche depuis la semaine dernière : “Il n'y a pas d'autre voie que de retourner aux urnes pour donner au pays le plus rapidement possible un gouvernement opérationnel”.

Si Silvio Berlusconi veut des élections rapides, c'est qu'il sait le contexte politique favorable, après l'échec de Prodi. Sa coalition Forza Italia-Alliance nationale-Ligue du Nord est créditée de 10 à 12 points d'avance sur la gauche. Mais la situation peut se retourner, d'où l'urgence.

A l'inverse, le leader du parti démocrate, Walter Veltroni, l'a répété ce midi au chef de l'Etat. Il souhaite que le gouvernement de transition fasse ses réformes et qu'on ne parle d'élections qu'en 2009. Reste à savoir si il pourra mener ses réformes avec un Parlement qui, par son vote de la semaine dernière, a semblé vouloir donner la barre à Silvio Berlusconi.

Grégoire Lecalot

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