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Finalement, il y aura une loi pénalisant la négation du génocide arménien

Pendant la journée, des associations arméniennes se sont émues du double discours tenu au sommet de l'Etat, entre François Hollande et Laurent Fabius.

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France Télévisions
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François Hollande, le 4 juillet à l'Elysée. (MARION BERARD / AFP)

François Hollande a confirmé samedi 7 juillet son intention de proposer une nouvelle loi pénalisant la négation des génocides en général, et du génocide arménien en particulier. Une position qui contredit celle de son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, soucieux de réchauffer les relations diplomatiques avec la Turquie. Ce dernier avait annoncé jeudi que la loi, votée en décembre et déclarée inconstitutionnelle en février, ne donnerait pas lieu à une nouvelle mouture.

Une vision qui diverge donc de celle de François Hollande. "Le président a fait part de ses engagements pendant la campagne. Il les tiendra", a indiqué l'Elysée en confirmant un échange téléphonique dans la journée entre François Hollande et un représentant du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF). 

"Hollande ne nous a jamais trahis"

En milieu d'après-midi, Franck Papazian, coprésident du Conseil de coordination des associations arméniennes de France (CCAF) écrivait sur sa page Facebook :  "Le Président de la République vient de m'appeler pour me rassurer sur la fidélité de ses engagements. Sur la question de la pénalisation de la négation du génocide arménien, un texte de loi sera bien voté. Il a réaffirmé qu'il ne reniera aucun des engagements pris. Il a ajouté qu’il nous recevrait officiellement en juillet. La politique du gouvernement est celle de Hollande et non pas celle de Fabius ! Hollande ne nous a jamais trahis ! Mais restons vigilants et mobilisés. La Turquie risque de déchanter rapidement !"

Deux sons de cloche entre le président et le ministre des Affaires étrangères, c'est assez fréquent dans la vie politique française. Nicolas Sarkozy et Alain Juppé en étaient le dernier exemple sur ce dossier très sensible.

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