Grève : la Grande-Bretagne au ralenti

Ecoles fermées, hôpitaux et services municipaux ralentis : contre la réforme des retraites, contre le plan d'austérité, les salariés du public espèrent aujourd'hui faire pression sur le gouvernement. Les organisateurs tablent sur deux millions de grévistes.

(Stefan Wermuth Reuters)

Dès le début de la matinée, les premiers effets de la grève se sont faits sentir : puisque les trois quarts des écoles sont fermées, de nombreuses familles ont gardé leur progéniture à la maison - certaines l'ont emmenée au travail. Les piquets de grève ont ensuite fait leur apparition, devant les bâtiments publics, hôpitaux et services municipaux.

Car c'est quasi-exclusivement le secteur public qui cesse le travail aujourd'hui - le seul qui puisse se mettre en grève. Un à deux millions de personnes devaient rejoindre le mouvement, contre la réforme des retraites et le plan d'austérité. L'âge de départ à la retraite sera repoussé de 60 à 66 ans en 2020 ; les salaires des fonctionnaires seront gelés jusqu'en 2013, et 710.000 postes vont être supprimés d'ici 2017.

A la mi-journée, aucun chiffre n'était disponible sur la mobilisation. La situation était finalement beaucoup moins difficile qu'attendue dans les transports. Peu de perturbations dans les aéroports, et dans les gares - le gouvernement a appelé les fonctionnaires des ministères à remplacer leurs collègues grévistes...

Pas en reste, le gouvernement a sévèrement critiqué ce mouvement de grève, qui va coûter selon lui plus de 500 millions de livres (583 millions d'euros) à une économie déjà bien mal en point... On l'aura compris, la Grande-Bretagne est un pays peu habitué à la grève.