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Genève: montée du parti populiste MCG

Un parti populiste local, le MCG, a remporté dimanche les élections au Grand Conseil, le parlement du Canton de Genève
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Un parti populiste local, le MCG, a remporté dimanche les élections au Grand Conseil, le parlement du Canton de GenèveUn parti populiste local, le MCG, a remporté dimanche les élections au Grand Conseil, le parlement du Canton de Genève

Le principal argument électoral du Mouvement citoyen genevois est la dénonciation des travailleurs frontaliers venus de France.

Il voit un lien direct entre la présence de ces frontaliers et le taux de chômage à Genève, le plus élevé de Suisse (7% en septembre contre 3,9% au niveau national).

Le discours du MCG, qui craint de voir Genève devenir un "déversoir pour les 2,9 millions de chômeurs français", a manifestement trouvé un écho favorable chez les électeurs confrontés à la crise économique.

Ils ont en effet permis dimanche au MCG de presque doubler sa représentation au Grand Conseil, qui passe de 9 à 17 sièges. Le MCG se trouve ainsi propulsé deuxième force politique du canton derrière le Parti libéral (droite), qui passe à 20 sièges (-3).

Le parti populiste de droite UDC, familier des diatribes xénophobes, a bien tenté de disputer le terrain au MCG en faisant de la surenchère anti-frontaliers mais a néanmoins subi un revers en passant de 11 à 9 sièges.

Durant la campagne, l'UDC a publié un encart publicitaire dénonçant la "racaille" et les "criminels étrangers" qui, selon le parti populiste, envahiraient Genève si une nouvelle liaison ferroviaire transfrontalière était établie avec la ville française frontalière d'Annemasse.

Cette rhétorique avait provoqué l'indignation de la gauche genevoise et du maire d'Annemasse Christian Dupessey qui a annoncé son intention de porter plainte contre l'UDC.

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