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Européennes : les élections, et après ?

Le scrutin se tient du 22 au 25 mai, selon les pays ; mais aucun résultat ne sera, officiellement, diffusé avant 23 heures, dimanche. Après, viendra le temps de la formation des groupes politiques - et le subtil jeu des alliances... Quant à la désignation du président de la Commission européenne, elle est attendue fin juin.
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Radio France
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 (Un bureau de vote en Ecosse, à Edimbourg, lors des européennes de 2009 © REUTERS/David Moir)

Un scrutin, et beaucoup d'inconnues. Au soir du 25 mai, rien ne sera vraiment réglé, sur la planète Europe... Les élections ont donc lieu du 22 au 25 mai, selon les pays. Théoriquement, aucun résultat officiel ne pourra être diffusé avant la fermeture du dernier bureau de vote - 23 heures, en Italie.

Mais il sera bien difficile d'éviter les fuites : le Royaume-Uni et les Pays-Bas votent dès jeudi. Et en France, à la fermeture des bureaux, dimanche à 20h, les premiers sondages seront rendus public. Les services du Parlement européen eux-mêmes ont prévu de diffuser leurs premières projections sur la composition du nouvel hémicycle à partir de 22 heures.

Tractations en juin

Et la tâche ne s'annonce pas aisée : ce n'est pas parce que l'on connaîtra les noms de tous les eurodéputés que l'on pourra se faire une image précise du nouveau Parlement - et de sa majorité. Car il va falloir compter avec les subtil jeu des alliances, et des groupes parlementaires - pour en former un, il faut au moins 25 députés, élus dans septs pays. Tout au long du mois de juin, les discussions vont donc aller bon train. Avant la rentrée officielle des eurodéputés, le 1er juillet.

Car beaucoup d'inconnues demeurent : rien qu'en France, dans le Parlement sortant, les élus MoDem avaient rejoint les Libéraux ; ceux de l'UDI siégeaient sur les bancs du PPE, le Parti populaire européen. Cette année, la liste est commune : où s'assiéront les futrus élus ? Il y a aussi le Front national, qui siège aujourd'hui avec les non-inscrits ; il devrait cette fois faire cause commune avec les Italiens de la Ligue du Nord et le PVV hollandais de Geert Wilders.

Autre interrogation, en Italie : les élus de Forza Italia, de Berlusconi, resteront-ils au PPE ou iront-ils voir du côte du groupe ECR, emmené par les conservateurs britanniques ? Et le nouveau mouvement de Beppe Grillo, le "mouvement Cinq étoiles", où se situera-t-il ?

L'enjeu de la nomination du président de la Commission

Bref, les discussions s'annoncent ardues. Et l'enjeu est d'importance puisque, en théorie, le futur président de la Commission européenne devrait être issu du groupe majoritaire au Parlement. Sauf si les chefs d'Etat et de gouvernement en décident autrement, au grand dam des cinq candidats désignés par leurs formations respectives. Les dirigeants européens ont prévu de se réunir une première fois dès le 27 mai, et de désigner le prochain chef de l'exécutif européen, lors d'un sommet européen les 26 et 27 juin.

Les députés européens, eux, feront leur rentrée le 1er juillet. Mais c'est seulement lors de la deuxième session plénière, du 14 au 17 juillet, qu'ils approuveront, ou non, la candidature du président de la Commission européenne. En cas de refus, les dirigeants européens auront un mois pour proposer un nouveau nom.

 

 

 

 

 

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