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Merkel entame des discussions avec le SPD pour former un gouvernement

Les responsables de la CDU, le parti de la chancelière, et leurs opposants sociaux-démocrates se réunissent pour des négociations qui pourraient durer jusqu'en janvier.

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France Télévisions
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Angela Merkel, la chancelière allemande, se rend à la première réunion de négociation avec le SPD pour former un gouvernement de coalition, le 4 octobre 2013 à Berlin (Allemagne). (KAY NIETFELD / DPA)

Près de deux semaines après sa victoire aux élections législatives allemandes, la chancelière Angela Merkel entame, vendredi 4 octobre, les premières discussions avec ses rivaux sociaux-démocrates. Objectif : tenter de mettre sur pied un gouvernement de "grande coalition". Car malgré le triomphe personnel d'Angela Merkel lors du scrutin du 22 septembre, son parti, la CDU (chrétiens-démocrates), devra composer avec le SPD (sociaux-démocrates), son allié traditionnel du FDP (libéraux) n'ayant pas réussi à obtenir des sièges au Bundestag, la chambre basse du parlement, en raison d'un score trop faible.

La chancelière, qui doit enchaîner un troisième mandat, va donc tenter de s'entendre avec le SPD, arrivé deuxième des élections  avec 25,7% des voix, à l'occasion de discussions exploratoires qui doivent préparer le terrain à d'éventuelles négociations de coalition. Jeudi prochain, elle fera de même avec les Verts, même si de l'avis de nombreux experts, une alliance gouvernementale avec le parti écologiste semble moins probable.

La formation du nouveau gouvernement allemand s'annonce longue et difficile. "L'Europe nous regarde, le monde nous regarde", a déclaré jeudi Angela Merkel, en marge des cérémonies marquant le 23e anniversaire de la Réunification. "Nous avons une responsabilité commune, celle de former un gouvernement stable", a affirmé la dirigeante conservatrice, promettant des "discussions loyales". "Les partis ne doivent pas faire de jeu tactique et laisser traîner délibérément les négociations", lui a répliqué vendredi le président du SPD, Sigmar Gabriel, dans le quotidien Süddeutsche Zeitung (lien en allemand).

Salaire minimum et hausse d'impôts au menu

Une majorité d'Allemands souhaitent une "grande coalition", comme lors du premier mandat de la chancelière de 2005 à 2009. "Les Allemands souhaitent de la stabilité, en particulier dans la crise [en Europe], et disent qu'ils ont besoin d'un gouvernement stable avec une majorité stable", analyse Oskar Niedermayer, politologue berlinois. L'instauration d'un salaire minimum généralisé, promesse phare des sociaux-démocrates, et surtout d'éventuelles augmentations d'impôts pour financer des investissements, notamment dans les infrastructures, seront les sujets clés en vue d'un éventuel accord gouvernemental. La secrétaire générale du SPD, Andrea Nahles, a laissé entendre que les discussions pourraient durer jusqu'en janvier.

Quelle que soit l'issue des tractations, les députés allemands se réuniront pour leur séance constitutive le 22 octobre, soit un mois après le scrutin. A partir de cette date, le gouvernement sortant n'assurera plus que les affaires courantes. En 2005, il s'était écoulé plus de deux mois entre les élections et la prise de fonction d'Angela Merkel à la tête d'une grande coalition.

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