Crash EgyptAir : les unités de mémoire des boîtes noires "fortement endommagées"

L'examen des boîtes noires du vol MS804, qui effectuait la liaison Paris-Le Caire, a commencé en Egypte. 

Les deux boîtes noires du vol MS804 d\'EgyptAir, le 17 juin 2016.
Les deux boîtes noires du vol MS804 d'EgyptAir, le 17 juin 2016. (MEDIA CENTER OF THE EGYPTIAN MIN / AFP)

L'examen des deux boîtes noires de l'Airbus d'EgyptAir crashé en mer le 19 mai, entre la Crète et la côte nord de l'Egypte, avec 66 personnes à bord a débuté en Egypte avec l'extraction des mémoires, a annoncé la commission d'enquête égyptienne, dimanche 19 juin. Et l'exploitation des enregistrements va être longue : elle pourrait prendre "plusieurs semaines".

De fait, les unités de mémoire des boîtes noires sont toutes les deux "fortement endommagées", il faudra donc "beaucoup de temps et d'efforts" pour les réparer. Les enquêteurs, épaulés par les experts français du Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) et du constructeur européen Airbus, devront déterminer si elles peuvent être réparées en Egypte ou devront être envoyées à l'étranger.

Les cartes mémoire séchées pendant huit heures

"Les cartes mémoire ont pu être extraites des deux enregistreurs, dans les laboratoires du ministère de l'Aviation civile" au Caire. Elles "ont "été séchées" grâce à la technologie adéquate, dans un centre de recherches de l'armée. Cette opération a duré huit heures. "Nous sommes actuellement en train de conduire des tests électroniques sur les deux cartes", précise la commission d'enquête. Un procédé qui sert à vérifier le bon état de fonctionnement des cartes mémoire, et "qui sera suivi par la phase de récupération des données".

Le Cockpit Voice Recorder, qui concerne les conversations dans le cockpit, et le Flight Data Recorder, qui enregistre tous les paramètres de vol, ont été repêchés "en morceaux" jeudi et vendredi par un navire d'une compagnie française. Le navire "continue à établir une carte de la répartition des débris de la carlingue dans les profondeurs de la Méditerranée", selon la commission d'enquête. L'hypothèse de l'attentat, initialement mise en avant par l'Egypte, a cédé du terrain au profit de celle de l'incident technique.