Malte : l'un des trois accusés du meurtre de la journaliste Daphne Caruana Galizia plaide coupable lors du procès

Les trois hommes accusés plaidaient non coupables depuis le début de l'affaire.

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Des manifestants brandissent des photos de Daphne Caruana, le 29 novembre 2019 à La Valette (Malte). (AFP)

Retournement de situation dans l'affaire de la mort de Daphne Caruana Galizia. L'un des trois hommes accusés du meurtre, en octobre 2017, de la journaliste maltaise anticorruption a plaidé coupable mardi 23 février, pour la première fois depuis le début des audiences préliminaires.

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Le 16 octobre 2017, Daphne Caruana Galizia, qui enquêtait sur la corruption au plus haut niveau à Malte, avait été tuée par une bombe placée dans sa voiture.

Il risque la perpétuité

Trois hommes au casier judiciaire déjà chargé – les frères Alfred et George Degiorgio ainsi que Vincent Muscat – avaient été inculpés le lendemain, soupçonnés de participation à une organisation criminelle et d'avoir fabriqué la bombe. Ils plaidaient non coupables depuis lors, jusqu'au retournement de situation de mardi, lorsque Vincent Muscat a décidé de plaider coupable.

"Ce sont de graves accusations, meurtre, conspiration, il risque la réclusion à perpétuité", a lancé la juge Edwina Grima à l'avocat de l'accusé, mais ce dernier a répété qu'il plaidait coupable.

Un quatrième homme lié à ce dossier, Yorgen Fenech, un homme d'affaires propriétaire de la société 17 Black, avait été arrêté en 2019 sur son yacht au large de Malte, alors qu'il tentait de fuir. Il est officiellement considéré comme une personne disposant d'informations sur l'affaire. Certains médias et la famille de la journaliste le présentent comme un possible commanditaire du meurtre, mais les audiences concernant les accusations contre lui n'ont pas encore débuté.

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