Crise : l'Italie ne voit pas le bout du tunnel

Le PIB du pays a encore reculé de 0,7% au deuxième trimestre.

Le Premier ministre italien Mario Monti lors d\'une conférence de presse à Madrid (Espagne), le 2 août 2012.
Le Premier ministre italien Mario Monti lors d'une conférence de presse à Madrid (Espagne), le 2 août 2012. (DANI POZO / AFP)

EUROPE - Ça ne s'arrange pas en Italie. L'économie du pays s'est enfoncée dans la récession au deuxième trimestre 2012, avec une nouvelle contraction de 0,7% de son produit intérieur brut (PIB) par rapport au trimestre précédent, selon des chiffres publiés mardi 7 août par l'institut de statistiques Istat (en anglais).

Il s'agit du quatrième trimestre de récession consécutif pour Rome. Sur les douze derniers mois, le PIB italien s'est contracté de -1,9% dans un contexte économique plombé par la crise de la dette et les plans d'austérité.

La contraction enregistrée lors de ce deuxième trimestre reste néanmoins inférieure à celle du premier de 2012 (-0,8%) et bien moindre que celle enregistrée au premier trimestre 2009. A l'époque, le PIB s'était effondré de 3,5% sur un trimestre, sous les coups de boutoir de la crise économique mondiale.

L'UE et le FMI ne sont pas optimistes

Le 17 juillet, la Banque d'Italie a revu à la baisse ses prévisions pour le PIB italien. Elle table désormais sur un repli de -2% en 2012 (contre un maximum de -1,5% prévu précédemment), et sur une poursuite de la récession en 2013 (-0,2%) alors qu'auparavant elle misait sur une reprise (+0,8%) l'an prochain.

Bruxelles et le FMI ne sont guère plus optimistes. Ils prévoient respectivement une contraction de 1,9% et de 2% pour le PIB italien. L'Istat ne donne pas de détails sur les composantes du PIB, mais selon les dernières statistiques publiées, la production industrielle, pilier de l'économie italienne très dépendante des exportations manufacturières, s'est contractée de 1,7% au premier trimestre 2012.