Berlusconi et les tombes phéniciennes

La luxueuse propriété sarde du président du Conseil italien recèlerait-elle des tombes phéniciennes ?

Silvio Berlusconi (4-4-2009)
Silvio Berlusconi (4-4-2009) (© AFP / Mandel Ngan)
La luxueuse propriété sarde du président du Conseil italien recèlerait-elle des tombes phéniciennes ?La luxueuse propriété sarde du président du Conseil italien recèlerait-elle des tombes phéniciennes ?

Telle est la question qui hante la presse italienne depuis la publication de prétendues conversations sulfureuses que Silvio Berlusconi aurait eues avec une "escort girl" et qui auraient été enregistrées à son insu.

Il affirmerait à propos de sa propriété: "Nous y avons découvert 30 tombes phéniciennes datant de trois siècles avant Jésus Christ".

En vertu de la législation italienne, les découvertes archéologiques effectuées sur une propriété privée doivent être obligatoirement notifiées aux autorités compétentes. Or, selon des journaux italiens vendredi, les services du patrimoine en Sardaigne ignoraient tout de ce prétendu site phénicien, qui, selon les archéologues, serait une importante découverte si l'information était confirmée.

Il cavaliere a fait démentir ces rumeurs. "Le président du Conseil n'aurait jamais évoqué la découverte de tombes phéniciennes dans son parc pour la bonne raison que rien de tel n'existe ou a été trouvé sur son domaine", a déclaré son avocat, Me Niccolo Ghedini. "Les autorités judiciaires ont récemment fouillé de fond en comble la propriété, y compris la villa et le jardin. Une autre fouille peut être effectué à tout moment", a ajouté l'avocat, également député du parti berlusconien.

Ce dernier a toujours nié l'authenticité des enregistrements sonores entre son client et Patrizia d'Addario, qu'il qualifie de "produit de l'imagination. Il a prévenu que leur diffusion ou reproduction était illégale.

Le chef du gouvernement, qui est âgé de 72 ans et est en instance de divorce à la demande de son épouse, n'a pas démenti les visites de l'"escort girl" dans sa propriété. Il a précisé tout ignorer de sa profession et assuré n'avoir jamais "payé pour une femme".

Mercredi, il avait reconnu "ne pas être un saint" tout en affichant sa volonté de rester au pouvoir jusqu'à la fin de son mandat en 2013.

Ces affaires commencent peut-être à entamer son crédit: jeudi, un sondage d'opinion indiquait que sa cote de popularité était passée au-dessous des 50 % pour la première fois depuis sa réélection triomphale l'an dernier.