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Avortement : le retour en arrière de l'Espagne

Le gouvernement conservateur espagnol a adopté vendredi un projet de loi limitant fortement l'avortement. La gauche et les féministes dénoncent "un retour en arrière de 30 ans". Le texte doit désormais être approuvé au Parlement, où les conservateurs détiennent la majorité absolue.
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Radio France
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 (Paul Hanna Reuters)

L'opposition des féministes et de la gauche espagnole , dénonçant "un retour en arrière de 30 ans", n'aura rien changé. Le gouvernement conservateur a adopté vendredi une loi limitant fortement l'avortement. Cette loi annule celle prise par l'ex-gouvernement socialiste en 2010. Elle autorisait l'avortement jusqu'à 14 semaines de grossesse voire 22 en cas de malformation du foetus.

La nouvelle loi, qui doit encore être approuvée par le Parlement – où le Parti populaire détient la majorité absolue – fixe plusieurs conditions pour qu'un avortement puisse être pratiqué. Première condition, l'avortement ne peut intervenir qu'un cas de grave danger pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme. Seconde condition, que la grossesse soit une conséquence d'un délit contre la liberté ou l'intégrité sexuelle de la femme. C'est ce qu'a expliqué le ministre de la Justice, Alberto Ruiz-Gallardon. Par ailleurs, les mineures devront demander l'autorisation avant d'avorter.

Autorisation parentale pour les mineures

Avec ce nouveau texte, le gouvernement revient à la loi de 1985, avec une différence toutefois : l'avortement n'est plus un crime passible de prison.

Selon le président de la Fédération du planning familial, Luis Enrique Sanchez, cette loi pourrait signifier "un retour en arrière à la situation des années 1980, avec des femmes espagnoles qui vont en France ou en Angleterre"  pour avorter lorsqu'elles en ont les moyens. En 2011, 118.359 IVG ont été enregistrées en Espagne.

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