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Autriche : vers un maintien de la grande coalition gauche-droite

Les deux partis de gouvernement s'acheminent toutefois vers leur plus mauvais score depuis 1945. L'extrême droite est en nette progression.

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France Télévisions
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Une affiche de campagne du chancelier autrichien sortant, Werner Faymann, devant le Parlement, samedi 28 septembre 2013. Son parti, le SPÖ, s'achemine dimanche vers son plus mauvais score historique. (DOMINIC EBENBICHLER / REUTERS)

Le gouvernement autrichien devrait être reconduit. La grande coalition gauche-droite s'achemine vers la majorité absolue des sièges au Parlement, lors des élections législatives du dimanche 29 septembre. Et cela malgré une nette progression de l'extrême droite, selon plusieurs instituts de sondage.

La précédente majorité a toutefois senti le vent du boulet, puisque les deux grands partis se dirigent vers leurs plus mauvais scores depuis l'effondrement en 1945 de la dictature nazie. D'après plusieurs estimations, le Parti social-démocrate (SPÖ) du chancelier sortant Werner Faymann obtiendrait ainsi de 26,6% à 27,1% des suffrages, soit une baisse de plus de deux points comparé aux plus de 29% de 2008.

Son traditionnel allié gouvernemental, le Parti populaire (ÖVP, démocrate-chrétien) accuse un recul similaire (23,8 à 24,1%), comparé aux près de 26% en 2008. Cela reste toutefois suffisant pour que les deux formations obtiennent 99 sièges sur les 183 que compte le Conseil national, la chambre basse du Parlement autrichien, selon une projection.

Des scandales de corruption favorisent l'extrême droite

Le gouvernement pouvait pourtant mettre en avant un bilan économique honorable. La riche république alpine a traversé la crise de la zone euro sans trop de dégâts, et surtout, le taux de chômage est resté le plus bas de l'Union européenne, avec 4,8% en juillet, soit un quasi-plein emploi.

Mais de nombreux scandales de corruption ayant éclaboussé tous les partis sauf les Verts, conjugués à des querelles internes paralysantes pour toute réforme, notamment dans le domaine des retraites ou de l'éducation, ont lourdement pesé sur la popularité de l'équipe au pouvoir. Et favorisé l'extrême droite, dont le principal parti (le FPÖ de Heinz Christian Strache) talonne les deux grands : avec un score de 20,7 à 21,5%, il gagne plus de quatre points depuis 2008.

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