Autriche : une présidentielle historique

Depuis un QG du FPÖ, le parti d'extrême droite autrichien, à Vienne, Emmanuelle Lagarde s'exprime en direct dans le Grand Soir 3, dimanche 22 mai.

France 3

Personne ne sait, dimanche 22 mai au soir, qui, de Norbert Hofer ou d'Alexander Van der Bellen, va gagner la présidentielle autrichienne. Conséquence : les deux camps font la fête. Les militants du parti d'extrême droite FPÖ, parti de Norbert Hofer, festoient au parc d'attractions du Prater, à Vienne. "Qu'on gagne ou qu'on perde, on a fait 50%. C'est du jamais-vu pour nous", déclarent des militants à l'envoyée spéciale de France 3, Emmanuelle Lagarde. Dans le centre-ville, les écologistes célèbrent aussi leur candidat, qui a rattrapé une grande partie de son retard du premier tour.

Une Autriche divisée

Tout le monde attend le dépouillement, lundi, des votes par correspondance. Ils sont environ 900 000, un record. Finalement, cela devrait se jouer à quelques centaines de voix entre Norbert Hofer et Alexander Van der Bellen. L'Autriche est clairement divisée. D'un côté, les personnes âgées, les habitants des campagnes et les ouvriers ont massivement voté pour l'extrême droite. De l'autre côté, les jeunes, les cadres, les urbains ont choisi le candidat écologiste. Quel qu'il soit, le futur président devra réconcilier ces deux Autriche.

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