Au Danemark, la droite populiste à la porte du pouvoir

Décomplexée. La droite populiste danoise, le Dansk Folkeparti (DF), vient de marquer des points à l’issue des dernières élections législatives. Désormais seconde formation politique du pays, elle est incontournable à droite. il n’est pas dit pour autant que le DF participera au gouvernement.

Kristian Thulesen Dahl, 45 ans, à la tête du Dansk Folkparti.
Kristian Thulesen Dahl, 45 ans, à la tête du Dansk Folkparti. (AFP)

Avec un peu plus de 20%, le Dansk Folkeparti a pris la deuxième place aux législatives danoises. Il a surtout réalisé son meilleur score depuis sa création en 1995.
Au départ, le parti voulait protéger «l’héritage culturel danois», puis progressivement son discours a porté sur l’immigration.
 
Kristian Thulesen Dahl, 45 ans, a pris la tête du DF, succédant à Pia Kjaersgaard, sa charismatique présidente pendant 20 ans. Le parti a placé au centre des débats la politique d'immigration, réclamant une restriction de l’accueil des immigrés. En un an, entre 2013 et 2014, le nombre de demandeurs d’asile a doublé pour atteindre près de 15.000 personnes.
 
Le discours du DF plaît chez les seniors des classes moyennes. Du coup, la restriction de l’immigration a été adopté par l’ensemble de la classe politique. Même les sociaux-démocrates au pouvoir ont dû durcir les règles du droit d’asile. Une campagne d’affichage de la Première ministre sortante, Helle Thorning-Schmit, indiquait à l’attention des migrants : «Si vous venez au Danemark, vous devrez travailler.»
 

Mais, si le Dansk Folkeparti est arrivé en tête de la droite, ce n’est pas pour autant qu’il entrera au gouvernement. Sa participation sera liée à l’influence qu’on lui accordera, a déclaré Kristian Thulesen Dahl. Entre 2001 et 2011, le soutien du DF aux gouvernements de la droite minoritaire a été accordé en échange de mesures draconiennes.