Amsterdam. Employé de mairie ou motard des Hells Angels, il faut choisir

La mairie a décide d'interdire aux fonctionnaires de la ville de faire partie du célèbre club de motards. Un membre des Hells Angels a  récemment commis une attaque à la grenade.

Un membre des Hells Angels d\'Amsterdam (Pays-Bas), en novembre 2006. 
Un membre des Hells Angels d'Amsterdam (Pays-Bas), en novembre 2006.  (RICK NEDERSTIGT / ANP)

Ils devront faire une croix sur leurs vestes en cuir et leurs têtes de mort, au risque d'être licenciés. La ville d'Amsterdam (Pays-Bas) interdit désormais à ses fonctionnaires de faire partie du club de motards des Hells Angels. Cette décision fait suite à la condamnation d'un employé municipal à huit ans de prison, le 3 janvier, pour avoir commis une attaque à la grenade. "Nous pensons qu'il est difficilement compatible de travailler dans la fonction publique tout en appartenant à un club qui dit ouvertement que la loi ne s'applique pas à lui", a déclaré Bertho Boer, un porte-parole du maire, Eberhard van der Laan. 

Seuls trois employés seraient concernés, selon la municipalité. "C'est donc assez simple, nous leur donnons le choix, soit ils renoncent à être membre, soit ils renoncent à leur emploi au sein de la municipalité", a ajouté Bertho Boer. 

Désaccord de deux députés travaillistes 

Cette annonce suscite une polémique. Deux députés travaillistes, du même parti que le maire d'Amsterdam, ont officiellement demandé au ministre de la Justice, Ivo Opstelten, si la loi permettait de licencier de la sorte un employé municipal. Dans une lettre au Parlement sur le sujet, datée du 17 août, le ministre avait déjà expliqué que l'appartenance à de tels clubs de motards "n'est pas compatible avec l'exercice d'une fonction publique au service du gouvernement".

En janvier 2012, la municipalité avait chassé les Hells Angels du terrain où ils se réunissaient. En dédommagement, le club avait reçu 400 000 euros, selon les médias néerlandais.