L'équipementier automobile Continental va supprimer 5 500 emplois dans le monde

Cinq usines en particulier sont concernées, dont trois en Allemagne, où une usine sera fermée à l'horizon 2024.

Des syndicats manifestent le 20 novembre 2019 à Hanover (Allemagne) devant le siège de Continental, après les annonces de suppressions d\'emploi.
Des syndicats manifestent le 20 novembre 2019 à Hanover (Allemagne) devant le siège de Continental, après les annonces de suppressions d'emploi. (PETER STEFFEN / DPA / AFP)

Une décision pour réaliser 500 millions d'économies annuelles dès 2023. L'équipementier automobile allemand Continental va supprimer quelque 5 500 emplois dans le monde d'ici à 2028, dans un contexte de ralentissement conjoncturel et de baisse de la demande pour les moteurs à combustion. Ces suppressions s'ajoutent à près de 900 emplois en Caroline du Nord (Etats-Unis) et en Malaisie, dont la suppression avait déjà été actée fin septembre.

Dans le détail, le conseil de surveillance a approuvé, mercredi 20 novembre, quelque 4 600 suppressions d'emplois dans cinq usines : trois en Allemagne, une en Virginie aux Etats-Unis et une à Pise, en Italie. En Allemagne, quelque 1 800 emplois disparaitront sur le seul site de Babenhausen d'ici 2025 et l'usine de Roding (520 emplois) sera entièrement fermée à l'horizon 2024.

L'usine en Virginie sera également fermée, au même titre que celle à Henderson, en Caroline du Nord avec à elles deux quelque 1 400 emplois concernés. A Pise et à Limbach-Oberfrohna en Allemagne, l'arrêt de la fabrication de composantes hydrauliques d'ici 2028 entraînera la suppression de 750 et 850 emplois respectivement.

"Soutenir la transition technologique nécessaire"

Continental va notamment abandonner la fabrication de composantes hydrauliques pour moteurs diesel et essence, de moins en moins populaires alors que l'industrie automobile se tourne vers l'électrique, a précisé le groupe. Ces décisions permettront à Continental, deuxième fournisseur automobile mondial employant 240 000 personnes, de "soutenir la transition technologique nécessaire et donc notre compétitivité et viabilité future", a expliqué le patron, Elmar Degenhart.

L'équipementier a récemment annoncé une perte nette au troisième trimestre de 1,99 milliard d'euros en raison de la dépréciation de certaines activités affectées par un marché plombé par le Brexit et les conflits commerciaux.