Immobilier : à Berlin les loyers des logements baissent, au grand dam des propriétaires

Grâce à une loi sur l’encadrement des loyers entrée en vigueur en début d’année, une partie des habitants de la capitale allemande voient le montant de leur loyer baisser, alors qu’entre 2011 et 2019, leur niveau avait augmenté de 65% en moyenne.

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Radio France
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Vue sur le Reichstag et le Bundestag, à Berlin, le 9 septembre 2020. (TOBIAS SCHWARZ / AFP)

C’est une belle journée pour les Berlinois : une partie des habitants de la capitale allemande voient le montant de leur loyer baisser, lundi 23 novembre, conséquence d’une loi sur l’encadrement des loyers entrée en vigueur en début d’année. Le texte a d’abord eu comme effet de geler les loyers et donc de calmer et de réguler un marché qui devenait une "folie", pour reprendre les termes des associations de locataires : entre 2011 et 2019, leur niveau avait augmenté de 65% en moyenne. Conséquence : les loyers des nouveaux contrats locatifs cette année ont baissé de 10%.

Pour les plus anciens locataires, neuf mois après l’entrée en vigueur de la loi, la deuxième étape, aujourd’hui, oblige les propriétaires à ne pas demander plus que les plafonds, qui vont de 3,92 euros à 9,80 euros le mètre carré, en fonction de l'année de construction de l'appartement. Des plafond qui peuvent être relevés de quelques euros en fonction des équipements (ascenseur, installations sanitaires, consommation d'énergie, etc.). "Les loyers baissent à Berlin et c’est unique pour une métropole dans le monde, dit Gabriele Gottwald, élue du parti de gauche Die Linke qui dirige la ville aux côtés des Verts et des sociaux-démocrates.

"C’est assez mal vécu par les propriétaires mais si vous regardez les sondages, entre 70 et 80% des Berlinois se disent heureux de cette baisse."

Gabriele Gottwald

à franceinfo

80 euros de moins, et plus souvent une baisse de 200 ou 300 euros par mois : ces bonnes nouvelles sont arrivées dans les boîtes à lettres de 340 000 locataires la semaine dernière. Les propriétaires, pour la plupart en colère, devront attendre 2022 avant d’augmenter d’1% par an maximum les loyers.

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