Berlin et Paris se mettent d'accord pour un "budget commun" de la zone euro

Ce projet, défendu à l'origine par le président français, pourrait démarrer en 2021.

Emmanuel Macron et Angela Merkel lors d\'une conférence de presse commune à Meseberg, en Allemagne, le 19 juin 2018. 
Emmanuel Macron et Angela Merkel lors d'une conférence de presse commune à Meseberg, en Allemagne, le 19 juin 2018.  (LUDOVIC MARIN / AFP)

Berlin et Paris sont d'accord sur le projet d'un "budget commun" pour la zone euro. L'annonce a été faite par Angela Merkel, lors d'une conférence de presse commune avec Emmanuel Macron, mardi 19 juin. Cette idée était à l'origine défendue par le président français. Mais la chancelière allemande restait jusqu'ici plutôt frileuse.

"Nous rentrons aujourd'hui dans une deuxième étape de la vie de notre monnaie unique, s'est félicité le chef de l'Etat français, depuis Meseberg (près de Berlin) où se tenait un conseil ministériel franco-allemand. Nous avons décidé d'avancer pour ouvrir une nouvelle page." 

Il s'agira d'un vrai budget avec des recettes et des dépenses annuelles, une exécution des dépenses par la commission européenne. Ce n'est pas l'addition de 19 budgets de la zone euro.Emmanuel Macronlors d'une conférence de presse

Ce budget pourrait être mis en place en 2021, à condition que le projet soit aussi approuvé par les dix-sept autres pays de la zone euro. Il servira à accompagner les pays lorsqu'ils font face à des difficultés. Il permettra également de "répondre au défi qui est le nôtre, les divergences entre nos économies".

Il reste encore beaucoup de détails à régler, à commencer par le montant de ce budget commun. "La pire manière de le présenter serait d'avoir ficelé tous les détails aujourd'hui entre nous", s'est défendu Emmanuel Macron. "Les réponses détaillées, lorsqu'elles ne sont faites qu'à deux alors qu'elles concernent 19 pays, peuvent être contre-productives." Bref, "il reste beaucoup de travail, d'ajustements techniques", mais "on ne peut pas les résoudre s'il n'y a pas d'accord politique."