Allemagne : démission surprise du président de la Banque fédérale allemande, figure de l'orthodoxie monétaire

Son mandat, le second depuis 2011, n'aurait dû s'achever qu'en 2027.

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Jens Weidmann, président de la Banque fédérale allemande, à Francfort (Allemagne), le 27 février 2019. (ARNE DEDERT / DPA / AFP)

C'est un coup de tonnerre dans l'univers feutré des banques centrales. L'influent président de la Bundesbank allemande, Jens Weidmann, figure de l'orthodoxie monétaire, a annoncé mercredi 20 octobre qu'il quitterait ses fonctions au 31 décembre "pour des raisons personnelles". Il quittera ses fonctions bien avant la fin de son mandat et à un moment clé pour l'avenir de la politique monétaire européenne. Son mandat, le second depuis 2011, n'aurait dû s'achever qu'en 2027.

"Je suis arrivé à la conclusion qu'après plus de 10 ans, c'est le bon moment pour ouvrir un nouveau chapitre - pour la Bundesbank (la Banque fédérale d'Allemagne), mais aussi pour moi personnellement", écrit le président de la "Buba", âgé de 53 ans, dans une lettre aux salariés de l'institution.

Départ le 31 décembre

L'annonce de son départ, au 31 décembre, intervient également au moment où l'Allemagne s'apprête à tourner la page Angela Merkel, à laquelle était liée la carrière de ce banquier central qui a incarné l'obsession du pays pour la lutte contre l'inflation.

La démission de Jens Weidmann sonne comme un aveu d'échec pour ce chef de file des "faucons" prônant l'orthodoxie monétaire, face aux "colombes" plus laxistes au sein du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE).

Arrivé à la tête de la banque centrale allemande en pleine crise de l'euro et de la dette grecque, il n'a pu empêcher, en une décennie, la perte d'influence de l'Allemagne sur la politique monétaire menée par la BCE.

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