Allemagne : les sociaux-démocrates approuvent un gouvernement de coalition avec les conservateurs d'Angela Merkel

Les négociations pour former une coalition duraient depuis les élections fédérales, fin septembre.

La conservatrice Angela Merkel et le social-démocrate Martin Schulz participent à une conférence de presse sur un accord de gouvernement, le 12 janvier 2018, à Berlin (Allemagne).
La conservatrice Angela Merkel et le social-démocrate Martin Schulz participent à une conférence de presse sur un accord de gouvernement, le 12 janvier 2018, à Berlin (Allemagne). (HANNIBAL HANSCHKE / REUTERS)

Un accord était attendu depuis le 24 septembre, date des dernières élections fédérales en Allemagne. La CDU, parti de la chancelière Angela Merkel, a trouvé, vendredi 12 janvier, un accord de principe pour former un gouvernement avec ses alliés conservateurs de la CSU et les sociaux-démocrates du SPD. Dans la foulée, la direction du SPD a approuvé le principe d'une telle coalition. 

Angela Merkel jouait sa survie en politique et son éventuel quatrième mandat de chancelière sur la réussite de ces négociations, après trois mois et demi d'impasse politique pour le pays. Elle avait d'abord tenté de former une coalition majoritaire avec les écologistes et les libéraux, ce qui s'était soldé par un échec, en novembre. Le SPD avait alors fini par accepter d'entrer en négociations, après avoir pourtant fait campagne en promettant de ne plus participer à une coalition avec le parti d'Angela Merkel, et subi une cuisante défaite.

Macron se dit "satisfait"

La décision du SPD d'entrer dans un nouveau gouvernement de coalition avec les conservateurs devra désormais recevoir le feu vert des délégués du parti lors d'un congrès extraordinaire, le 21 janvier, à l'issue très incertaine. Des négociations détaillées sur un programme de coalition débuteront ensuite. Le nouvel exécutif ne sera pas en place avant fin mars, dans le meilleur des cas.

Le texte de l'accord de principe conclu vendredi prévoit notamment de "renforcer" et "réformer" la zone euro pour la rendre plus résistante aux crises, "en étroite collaboration avec la France", qui a proposé cette réforme. Vendredi, le président français Emmanuel Macron s'est dit "heureux et satisfait" du compromis trouvé en Allemagne.