A son procès, Breivik dit avoir agi au nom des droits de l'Homme pour sauver son peuple

Après une matinée consacrée à entendre la très longue déclaration de l'accusé, le tribunal a commencé à l'interroger sur les motivations de son geste. Où l'on a appris, sans surprise, que Breivik se définissait comme un "ultra-nationaliste" qui a voulu sauver son peuple...

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Aucun remords, avait-il dit ce matin. Si c'était à refaire, je le referais (voir article précédent). Cet après-midi, Anders Behring Breivik a justifié son massacre par... les droits de l'Homme. "Si l'on prend la Déclaration universelle des droits de l'Homme comme point de départ, on peut se donner soi-même le mandat" de défendre son pays, a-t-il expliqué sans ciller. "Ca a peut-être l'air stupide mais c'est le cas" .

Avec le plus grand calme, il a raconté avoir été poussé à l'action parce que son peuple était, selon lui, "victime d'une déconstruction systématique qui équivaut à une purification ethnique" .

A ce titre, a-t-il poursuivi, "mes frères nationalistes européens finiront par gagner car nous n'acceptons pas que notre pays soit colonisé contre notre gré" . Et pour y parvenir, il affirme que les militants nationalistes européens ont "beaucoup à apprendre" d'Al-Qaïda, "l'organisation militante ayant le plus de réussite au monde" .

Quant aux larmes, versées hier lors du visionnage de son petit film de propagande islamophobe, il a expliqué que c'était "parce que mon pays est en train de mourir, c'était la tristesse de voir son peuple et sa culture être détruits" .

Le témoignage de Breivik doit encore durer jusqu'à la fin de la semaine.