Etats-Unis : 14 morts et une centaine de disparus après une coulée de boue

A Oso, un secteur rural de l'Etat de Washington, 108 personnes manquaient à l'appel lundi soir, après un glissement de terrain qui a fait 14 morts samedi. Les recherches sont rendues difficiles par l'instabilité du terrain et le risque d'un nouvel éboulement.

(Maxppp)

Quatorze personnes sont mortes dans un gigantesque glissement de
terrain samedi, à Oso au nord-est de Seattle. Après 48 heures de recherches aux alentours d'une trentaine de maisons englouties, un responsable des
secours a fait état lundi soir de 108 personnes portées disparues, des
habitants "manquants peut-être à l'appel."

Des conditions difficiles pour les recherches

Les secours ont déployé des moyens importants pour
rechercher d'éventuels survivants ou disparus après l'éboulement de samedi. Une
équipe cynophile et un avion appuient les hommes sur le terrain qui travaillent
des conditions difficiles, à cause des routes coupées, comme le montre un photographe du Seattle Times.

Selon le gouverneur de l'Etat de Washington, "des
sauveteurs ont été littéralement embourbés jusqu'aux aisselles."
Plus de deux
jours après l'éboulement dévastateur, les recherches restent délicates à cause
de l'instabilité du terrain détrempé et du risque d'un nouveau glissement de
terrain.

Un paysage modifié sur 260 hectares 

Les habitants avaient été alertés par les secours locaux de
la possibilité d'éboulements après les fortes pluies de ces dernières semaines,
mais ils ont été pris de cours par un enchaînement de phénomènes. Un pan entier
d'une colline s'est effondré dans une rivière. Une énorme coulée de boue a alors
englouti 35 maisons, à la vitesse d'un "train de
marchandises"
dit le responsable des équipes de secours. Les images aériennes
relayées sur Twitter montrent un paysage méconnaissable, avec une colline
de pins à présent éventrée.

Un témoignage relaté dans le journal Seattle Times fait état d'"un mur de
boue d'environ huit mètres de haut."
L'habitante rescapée qui décrit ainsi cette
vague dit avoir été "enterrée" et avoir dû "creuser" pour s'en sortir.