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Espionnage en France : Obama appelle Hollande

Le président américain Barack Obama a appelé François Hollande lundi soir. Les deux chefs d'État ont évoqué la question de l'espionnage de la France par la NSA. Selon la Maison Blanche, Barack Obama  a évoqué "les récentes révélations dans la presse dont certaines ont déformé nos activités". François Hollande a fait part de "sa profonde réprobation". 
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Radio France
Publié Mis à jour
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 (Reuters)

Après avoir massivement écouté les communications téléphoniques et électroniques des Français, les Etats-Unis se rendraient-ils compte qu'ils sont allés un peu trop loin ? Ou, au contraire, n'y voient-ils rien à redire ?

La publication, ce lundi par le journal Le Monde, d'informations selon lesquelles la NSA, l'agence américaine de renseignements, avait massivement écouté les Français, a mis le feu aux poudres. Jean-Marc Ayrault s'est dit profondément choqué ; le Premier ministre a jugé "invraisemblable" qu'un pays allié ait recours à ces pratiques sans justification stratégique ou de sécurité nationale, et a sommé les Etats-Unis de se justifier. "Il faut que les Etats-Unis répondent, et pas par des réponses évasives mais des réponses claires, et en justifiant les raisons pour lesquelles ces pratiques ont été utilisées."

"Activités déformées"

Ces réponses sont donc arrivées un peu plus tard. Le président américain Barack Obama s'est entretenu lundi au téléphone avec François Hollande. Selon la présidence américaine, les deux chefs d'État ont "parlé des récentes révélations dans la presse, dont certaines ont déformé nos activités et d'autres soulèvent des questions légitimes pour nos amis et alliés sur la façon dont les capacités de surveillance sont employées".

Selon l'Élysée, qui a également publié un communiqué quelques minutes après celui de la Maison Blanche, François Hollande a fait part à Obama de sa "profonde réprobation". 

Réponses évasives

Peu avant, un porte-parole de la Maison Blanche a dit évasif : Les États-Unis espionnent, "comme tous les pays" .  Plus précisément, le porte-parole a déclaré : "Nous ne commenterons pas publiquement toutes les activités présumées du renseignement (...) et nous avons dit clairement que les Etats-Unis récupéraient des données du renseignement à l'étranger de même nature que ceux obtenus par tous les pays".

En visite à Paris,  John Kerry, le secrétaire d'Etat, est monté au front. Il a en substance expliqué qu'il était prêt à s'expliquer. "La France est l'un de nos plus vieux alliés dans le monde, et j'ai une très étroite relation de travail avec Laurent Fabius. Nous aurons des discussions bilatérales, y compris avec nos partenaires français, pour régler ces questions."

Dans la foulée de la publication des informations du Monde , Paris a convoqué l'ambassadeur américain au Quai d'orsay, pour qu'il lui donne des assurances sur le fait que l'interception des communications n'avait plus cours...

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