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Espionnage : Washington admet être parfois allé "trop loin"

Après dix jours de scandale, c'est la première fois que le gouvernement américain admet explicitement des pratiques controversées.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, le 22 octobre 2013 à Londres. (SUZANNE PLUNKETT / REUTERS)

Pour la première fois, Washington fait amende honorable face aux accusations d'espionnage. "Dans certains cas, je vous le concède, comme l'a fait le président, certaines de ces actions sont allées trop loin et nous allons nous assurer que cela n'arrive plus à l'avenir", a déclaré le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, lors d'une conférence à Londres à laquelle il participait depuis Washington, jeudi 31 octobre, par liaison vidéo.

Après dix jours de scandale, de révélations et de démentis entre les Etats-Unis et leurs alliés européens, c'est la première fois qu'un responsable gouvernemental américain admet explicitement des pratiques controversées dans l'interception par la NSA de communications et de données en Europe.

Sur le fond, Kerry justifie ces pratiques

Dans son intervention retransmise, en présence de son homologue britannique William Hague, le chef de la diplomatie américaine a longuement justifié les pratiques de renseignements et de collecte d'informations par la nécessaire lutte antiterroriste et la prévention contre d'éventuels attentats.

Invoquant les attentats du 11 Septembre 2001, les attaques de Madrid en mars 2004 et celles de Londres en juillet 2005, John Kerry a assuré que les autorités américaines avaient, depuis, déjoué de nombreux projets d'attaques grâce à l'interception de communications et la collecte d'informations.

"Nous avons, de fait, empêché que des avions ne tombent, que des immeubles n'explosent et que des gens soient assassinés, parce que nous étions en mesure d'être au courant en amont de ces projets", a argumenté le patron de la diplomatie américaine. "Et je vous assure que, dans ce processus, des personnes innocentes n'ont pas été trompées", a-il affirmé à l'adresse des Européens.

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