Législatives en Espagne : cinq indépendantistes catalans élus alors qu'ils sont en prison

Avec 22 sièges et des socialistes sans majorité absolue, les élus indépendantistes catalans devraient jouer un rôle-clé dans les futures négociations pour gouverner.

Les leaders indépendantistes catalans Joaquim Forn, Raum Romeva et Oriol Junqueras (au premier rang, de gauche à droite), lors de l\'ouverture de leur procès à Madrid (Espagne), le 12 février 2019. 
Les leaders indépendantistes catalans Joaquim Forn, Raum Romeva et Oriol Junqueras (au premier rang, de gauche à droite), lors de l'ouverture de leur procès à Madrid (Espagne), le 12 février 2019.  (EMILIO NARANJO / POOL / AFP)

Des élus derrière les barreaux. Cinq séparatistes catalans, détenus et jugés actuellement à Madrid (Espagne) pour leur rôle dans la tentative de sécession de la Catalogne en 2017, ont été élus députés, dimanche 28 avril, lors des élections législatives espagnoles remportées par les socialistes.

Parmi eux figure Oriol Junqueras, l'ancien vice-président de la région. Ce dernier est le principal accusé du procès qui a débuté le 12 février dernier et le parquet a requis 25 ans de prison contre lui. Oriol Junqueras a été élu député en tant que leader de la Gauche républicaine de Catalogne. Raul Romeva, ancien responsable régional des Affaires étrangères, a quant à lui été élu sénateur sous la même étiquette.

Les indépendantistes obtiennent 22 sièges

Trois autres séparatistes détenus ont également été élus : Jordi Sanchez, Jordi Turull et Josep Rull, membres de l'autre grand parti indépendantiste Ensemble pour la Catalogne. Ce mouvement est celui de l'ancien président catalan Carles Puigdemont, qui s'est enfui en Belgique pour échapper aux poursuites de la justice.

Les partis indépendantistes catalans ont gagné du terrain, obtenant dimanche 22 des 350 sièges de la chambre des députés. Ils pourraient avoir un rôle-clé dans les tractations en vue de la constitution d'une future majorité au Parlement. Le Premier ministre socialiste, Pedro Sanchez, a en effet gagné les élections sans obtenir de majorité absolue.