Le chef du gouvernement espagnol demande la destitution du président catalan et la tenue d'élections régionales dans les six mois

Mariano Rajoy a fait cette annonce à l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire, alors que Barcelone et Madrid sont engagés dans un bras de fer depuis plusieurs semaines.

Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, s\'exprime à Bruxelles, le 20 octobre 2017. 
Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, s'exprime à Bruxelles, le 20 octobre 2017.  (ALEXEY VITVITSKY / SPUTNIK / AFP)

Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a annoncé, samedi 21 octobre, le limogeage du gouvernement régional de Catalogne, afin de convoquer de nouvelles élections pour empêcher la sécession de la Catalogne. Mariano Rajoy a fait cette annonce à l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire, alors que Barcelone et Madrid sont engagés dans un bras de fer depuis plusieurs semaines.

>> Crise en Catalogne : suivez les réactions à l'annonce de Mariano Rajoy notre direct

Le Sénat doit approuver la destitution de l'exécutif catalan

Cette procédure a été enclenchée en vertu de l'article 155 de la Constitution de 1978, encore jamais appliqué. Comme le veut ce dernier, Mariano Rajoy a demandé au Sénat d'approuver la destitution du président de la Généralité de Catalogne, Carles Puigdemont, de son vice-président et des autres conseillers de l'exécutif régional.

La chambre haute du Parlement doit voter le vendredi 27 octobre ces mesures d'exception, qui encadrent les prérogatives du Parlement de Catalogne et transfèrent les pouvoirs de l'administration catalane à Madrid. Un vote qui semble déjà gagné pour Mariano Rajoy : sa formation, le Parti populaire, dispose de la majorité au Sénat. 

"On ne suspend pas l'autonomie de la Catalogne"

"On ne suspend pas l'autonomie de la Catalogne, a toutefois assuré le chef du gouvernement espagnol. On destitue les personnes qui ont placé ce gouvernement en dehors de la loi" en faisant voter des lois contraires à la Constitution espagnole et au statut d'autonomie de la Catalogne.

Evoquant une situation exceptionnelle, il a précisé : "On ne liquide pas le gouvernement [de la Catalogne], on reprend, pour la légalité, la cohabitation et le bien-vivre de tous les Catalans, et pas seulement les indépendantistes, les rênes de la situation."