VIDEO. Tarn : affrontements en marge de la construction du barrage de Sivens

Le déboisement lançant le début du chantier de ce barrage espéré par une partie des agriculteurs locaux a commencé lundi. Mais des dizaines d'opposants au projet ont provoqué de nouvelles escarmouches.

FRANCE 2
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Le déboisement de la zone du futur barrage de Sivens (Tarn) a commencé, lundi 1er septembre, sous la protection des gendarmes, malgré les projectiles jetés par 200 opposants rassemblés à proximité. Le face-à-face entre manifestants et forces de l'ordre a donné lieu à plusieurs escarmouches, comme mercredi dernier quand les opposants avaient lancé plusieurs dizaines de cocktails Molotov vers les gendarmes gardant le site, près de Lisle-sur-Tarn.

"Les CRS ont chargé, des gaz lacrymogènes sont utilisés, il y a des blessés légers. Des tronçonneuses abattent une cabane et les premiers arbres", a rapporté de son côté le porte-parole du collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet, Ben Lefetey, en grève de la faim, avec cinq autres personnes, depuis cinq jours. En parallèle de la résistance sur le terrain, le collectif a rassemblé une cinquantaine de manifestants en début d'après-midi devant le conseil général du Tarn, à Albi. Ils demandent "un moratoire et un vrai débat".

Une zone abritant 94 espèces protégées

La construction du barrage, destiné à alimenter en eau les exploitations agricoles situées à proximité, ferait disparaître un réservoir de biodiversité de 13 hectares. Les partisans du barrage estiment que l'ouvrage est nécessaire pour sécuriser l'approvisionnement en eau des agriculteurs. Les adversaires s'émeuvent de la disparition d'une zone humide abritant 94 espèces protégées et dénoncent le modèle d'agriculture irriguée.

La préfecture du Tarn a régulièrement déclaré que le projet était exemplaire en matière environnementale. Il prévoit en effet de reconstituer 19,5 hectares de zones humides.

Des CRS entourant des opposants au barrage de Sivens, près de Lisle-sur-Tarn (Tarn), le 1er septembre 2014.
Des CRS entourant des opposants au barrage de Sivens, près de Lisle-sur-Tarn (Tarn), le 1er septembre 2014. (FLORINE GALEORN / AFP)