Total contraint de mettre fin à ses opérations de forage au large de la Guyane

Le groupe français n'a pas trouvé d'hydrocarbures et n'a donc pas l'autorisation de poursuivre ses recherches.

La tour Total, à La Défense (Hauts-de-Seine), le 8 octobre 2018.
La tour Total, à La Défense (Hauts-de-Seine), le 8 octobre 2018. (AFP)
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Total a fait chou blanc. Le groupe a annoncé, mercredi 27 février, la fin "des opérations de forage" exploratoires débutées mi-décembre en mer, au large de la Guyane, faute de résultat. "Nous n'avons pas trouvé d'hydrocarbures en effectuant ce forage et nous avons arrêté les opérations en début de semaine. Nous sommes très déçus par ce résultat", déclare Olivier Wattez, directeur général de Total Exploration et Production Guyane Française (TEPGF).

L'arrêté du préfet de Guyane du 22 octobre dernier autorisant l'ouverture de travaux miniers ne permet pas de procéder à d'autres explorations offshore d'ici juin au sein du permis, faute de résultat probant. "Nous avions un arrêté préfectoral pour réaliser cinq forages, mais le premier forage devait être concluant pour pouvoir ensuite en réaliser un second, un troisième, un quatrième puis un cinquième afin de confirmer la découverte", explique Olivier Wattez.

Pour pouvoir prétendre à une concession, il aurait fallu faire une découverte

Si le premier forage avait été concluant, "on aurait continué d'autres forages de découverte sur le même permis, pour lequel nous aurions déposé une demande de concession. Il aurait alors fallu étendre nos droits miniers et passer d'un permis d'exploration à une concession d'exploitation", a-t-il précisé.

Total n'a donc plus la moindre fenêtre de tir en matière de forage offshore au large de la Guyane : "Notre permis d'exploration s'éteint le 1er juin. Demander une extension de ce permis ou un autre permis d'exploration, ce n'est plus possible depuis la loi Hulot de décembre 2017. Pour pouvoir prétendre à une concession, il aurait fallu faire une découverte", a répété Olivier Wattez avant de glisser : "Je pense même qu'il s'agissait du dernier puits d'exploration en France."

La loi Hulot du 30 décembre 2017 prévoit un arrêt progressif de la recherche et de l'exploitation des hydrocarbures. Total avait bénéficié, trois mois et demi avant cette loi, d'un arrêté, en date du 14 septembre 2017, par lequel le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, et le ministre de l'Economie et des Finances avaient prolongé à titre exceptionnel jusqu'au 1er juin 2019 son permis exclusif de recherche de mines hydrocarbures "Guyane maritime" et l'avaient transféré à la société TEPGF.

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