Les Etats-Unis officialisent leur sortie de l'accord de Paris sur le climat

Donald Trump devra encore attendre un an pour que cette sortie soit effective. Les candidats démocrates à la présidence ont tous promis de le réintégrer s'ils battaient le président sortant en 2020.

La vue depuis l\'observatoire Griffith à Los Angeles, en Californie (Etats-Unis), le 4 novembre 2019. La qualité de l\'air dans la métropole de Los Angeles était \"médiocre\" ce jour selon les autorités compétentes.
La vue depuis l'observatoire Griffith à Los Angeles, en Californie (Etats-Unis), le 4 novembre 2019. La qualité de l'air dans la métropole de Los Angeles était "médiocre" ce jour selon les autorités compétentes. (MARIO TAMA / AFP)
#AlertePollution

Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
Cliquez ici pour nous alerter !

Selon le texte négocié par Barack Obama, aucun pays ne pouvait sortir avant le troisième anniversaire de son entrée en vigueur, le 4 novembre 2016. Les Etats-Unis ont notifié lundi 4 novembre les Nations unies de leur intention de se retirer de l'accord de Paris sur le climat. Il faudra toutefois à l'administration Trump encore un an – soit exactement au lendemain de l'élection présidentielle de 2020 – pour s'en défaire totalement.

"Aujourd'hui, les Etats-Unis entament le processus de retrait de l'accord de Paris. Conformément aux termes de l'accord, les Etats-Unis ont soumis une notification formelle de leur retrait aux Nations unies. Le retrait sera effectif un an après la notification", a indiqué le chef de la diplomatie Mike Pompeo. "L'heure est venue de quitter l'accord de Paris, avait déclaré Donald Trump le 1er juin 2017. J'ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris."

Depuis cette déclaration, les Américains continuaient à occuper leur siège. Une façon d'influencer les discussions techniques autour de l'application concrète de l'accord, dans le cas où, un jour, Washington le réintégrerait. Ils continueront donc, d'ici là, à envoyer des délégations aux grands sommets climatiques de l'ONU. Ils seront notamment présents à la COP 25 de décembre, en Espagne. 

Une promesse de campagne de Donald Trump

Pour Donald Trump, cet accord était injuste pour les Etats-Unis et le quitter était une promesse de campagne. Dans son communiqué, Mike Pompeo a invoqué "le fardeau économique injuste imposé aux travailleurs, entreprises et contribuables américains". Les conservateurs américains ont salué cette annonce, tandis que la présidente de la chambre basse du Congrès, la démocrate Nancy Pelosi, y a vu "une nouvelle décision anti-science (...) qui vend l'avenir de notre planète et de nos enfants". "C'est honteux", a réagi sur Twitter Joe Biden, possible rival de Donald Trump pour la présidentielle de 2020.

L'ensemble des adversaires démocrates potentiels de Donald Trump se sont engagés à revenir dans l'accord. Ils pourront le faire dès leur éventuelle prise de fonction, le 20 janvier 2021.

La décision de Donald Trump n'a eu les répercussions que certains craignaient dans des pays comme l'Australie et le Brésil. Au contraire : les acteurs américains non-fédéraux, tels les Etats gouvernés par les démocrates, villes et entreprises, se sont engagés à la neutralité carbone d'ici 2050 ou à d'autres actions pour compenser le retrait américain.

Franceinfo est partenaire de la consultation "Agissons ensemble pour l'environnement" avec Make.org. Si vous souhaitez y participer, vous pouvez proposer vos idées et voter sur celle des autres participants dans le module ci-dessous.