Pesticides : le ras-le-bol des maires

En priant les agriculteurs de ne pas répandre de pesticides à proximité des maisons, le maire de Langouet (Ille-et-Vilaine) a lancé le débat. Le gouvernement réfléchit à installer des bandes de sécurité.

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Interdire les pesticides à proximité des habitations : plusieurs maires ont récemment pris des décisions dans ce sens. Alors, est-ce le nouveau combat des maires ? Aujourd'hui, seuls les bâtiments accueillant des personnes vulnérables, comme les hôpitaux ou les écoles, sont censés être protégés dans un rayon de 50 mètres. Mais des dérogations ont affaibli ce règlement. Un maire de la banlieue lyonnaise a décidé de protéger une école au bord d'un champ en versant 1 500 euros à un agriculteur, qui, en contrepartie, renonce à cultiver.

Le gouvernement réfléchit à imposer une interdiction

"Il n'y a qu'une clôture métallique qui nous sépare du champ qui était cultivé. Le vent, la pluie pouvaient venir contaminer le secteur", explique Pierre Goubet, maire de Saint-Maurice-de-Beynost (Ain). À Langouet (Ille-et-Vilaine), le maire avait interdit tout épandage à moins de 150 mètres des riverains. Une décision retoquée par l'État. Alors le gouvernement réfléchit à imposer une interdiction, mais les distances font polémique. Le ministre de l'Agriculture propose d'interdire tout épandage dans un rayon de 5 à 10 mètres.

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Un fermier pulvérise un pesticide sur ses plantations à Bailleul, dans le nord de la France, le 15 juin 2015.
Un fermier pulvérise un pesticide sur ses plantations à Bailleul, dans le nord de la France, le 15 juin 2015. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)