La France votera contre le renouvellement du glyphosate pour cinq ans

Les pays européens se réunissent lundi pour décider du sort de l'herbicide de Monsanto.

Des militants écologistes manifestent contre le glyphosate, le 9 novembre 2017 à Bruxelles (Belgique).
Des militants écologistes manifestent contre le glyphosate, le 9 novembre 2017 à Bruxelles (Belgique). (EMMANUEL DUNAND / AFP)

La France votera contre le renouvellement de la licence du glyphosate pour une durée de cinq ans. C'est ce qu'a indiqué, dimanche 26 novembre, Brune Poirson, secrétaire d'Etat auprès de Nicolas Hulot. "Considérant les risques, la France s'opposera à cette proposition. La France veut construire une sortie progressive du glyphosate et, avec plusieurs partenaires, pense qu'une durée plus courte serait possible", justifie-t-elle dans Le Journal du dimanche.

Les représentants des pays européens sont réunissent lundi à Bruxelles mais sont divisés sur la durée de renouvellement de la licence de l'herbicide le plus utilisé au monde, à travers le Roundup du groupe Monsanto, la France prônant trois ou, à la limite, quatre ans maximum. Le sort du glyphosate doit être scellé avant le 15 décembre, faute de quoi il sera interdit à la vente.

Un arrêt immédiat de l'autorisation du glyphosate n'est pas possible.Brune Poirsondans le "JDD"

Faute d'accord lundi à Bruxelles, il reviendra à la Commission de trancher.

En 2015, l'OMS a classé le glyphosate "cancérogène probable", sur la base des recherches publiées, notamment des études d'exposition agricole ainsi que sur des animaux en laboratoire. Les partisans d'un renouvellement du glyphosate pour une durée plus longue mettent en avant une étude américaine publiée début novembre. Celle-ci, pour laquelle des chercheurs ont suivi pendant 20 ans 50 000 travailleurs agricoles américains, n'a pas montré d'association statistique entre glyphosate et cancers.