Glyphosate : l'Assemblée refuse à nouveau d'inscrire l'interdiction de l'herbicide dans la loi

Les députés examinaient en deuxième lecture le projet de loi sur l'agriculture et l'alimentation, dans la nuit de vendredi à samedi.

Les députés ont refusé d\'inscrire dans la loi l\'engagement d\'interdire le glyphosate d\'ici trois ans.
Les députés ont refusé d'inscrire dans la loi l'engagement d'interdire le glyphosate d'ici trois ans. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)
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Le débat a été enflammé, mais au final le statu quo a prévalu. L'interdiction du glyphosate ne sera pas inscrite dans la loi, ont décidé les députés dans la nuit de vendredi 14 à samedi 15 septembre. Au terme d'un long débat en nouvelle lecture du projet de loi sur l'agriculture et l'alimentation, les députés ont rejeté au petit matin l'ensemble des amendements visant à graver dans le texte l'engagement présidentiel d'interdire l'herbicide controversé "au plus tard dans trois ans".

Le scrutin le plus serré a porté sur un amendement du "marcheur" François-Michel Lambert, rejeté par 42 voix contre 35. Les autres amendements, défendus notamment par l'ex-ministre de l'Ecologie Delphine Batho ou les "insoumis" ont été rejetés plus largement. Tous ces amendements avaient le soutien de l'ensemble de la gauche, plaidant pour un "signal fort" sur ce sujet.

Travert vante la "méthode" du gouvernement

En mai, lors de la première lecture du texte, des députés, y compris certains "marcheurs", avaient déjà plaidé en vain pour sanctuariser dans la loi l'engagement présidentiel. Ils avaient eu le soutien de Nicolas Hulot, alors ministre de la Transition écologique.

Mais comme au printemps, le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, s'est opposé aux amendements, mettant en avant la "méthode" du gouvernement : "task force", mobilisation de la recherche pour développer des solutions agronomiques, mission parlementaire...

"La position de la France est désormais connue", et "nous souhaitons être au rendez-vous dans les trois ans" pour "répondre à l'objectif présidentiel, mais surtout à la demande de la population", a-t-il affirmé.