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Nucléaire iranien : mission exceptionnelle de l'AIEA fin janvier

"Le but de cette mission est d'essayer d'obtenir des réponses une fois pour toutes à toutes les questions soulevées dans un précédent rapport de l'Agence internationale de l'énergie nucléaire", selon un diplomate occidental.

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Photo satellite d'un site d'enrichissement nucléaire présumé près de Qom (Iran), diffusée par l'AIEA en 2009. (DIGITALGLOBE / AFP)

C'est la "tentative de la dernière chance", selon un diplomate occidental. Une mission de haut niveau de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) doit se rendre fin janvier en Iran pour clarifier les soupçons sur le programme nucléaire civil de la République islamique. Cette dernière est soupçonnée de vouloir s'en servir en fait militairemement. La visite, qui sera menée par l'inspecteur en chef de l'AIEA, le Belge Herman Nackaerts, doit avoir lieu "probablement" le 28 janvier et durer jusqu'à la première semaine de février.

"Le but de cette mission est d'essayer d'obtenir des réponses une fois pour toutes à toutes les questions soulevées dans le précédent rapport de l'AIEA en novembre (pdf)", a précisé un diplomate occidental, sous couvert de l'anonymat.

Cette mission interviendra sur fond de tensions grandissantes entre Téhéran et les puissances occidentales : le 9 janvier, l'Iran a annoncé la mise en service d'une deuxième installation d'enrichissement d'uranium. Puis, le 11 janvier, un scientifique iranien spécialiste du nucléaire a été assassiné. 

Déjà quatre séries de sanctions

S'agira-t-il de simples négociations avec des représentants iraniens ou la délégation aura-t-elle la possibilité de se rendre sur les sites suscitant les interrogations ? "Il se pourrait que les Iraniens veuillent juste avoir une brève discussion à Téhéran, ce qui ne serait pas ce que cherche l'AIEA", pressent un diplomate occidental. De son côté, l'agence s'est refusée à tout commentaire.

L'Iran nie toujours vouloir développer des armes nucléaires et assure que son programme nucléaire est purement civil. Mais les pays occidentaux soupçonnent le contraire et le Conseil de sécurité de l'ONU a déjà pris quatre séries de sanctions contre Téhéran. 

Parmi les preuves avancées par les Occidentaux figurent un conteneur en acier de la taille d'un bus destiné à des tests d'explosifs, visible sur des photos satellites, ainsi que des travaux d'élaboration d'armements, notamment sur l'armement d'un missile Shebab-3, capable d'atteindre Israël, avec une tête nucléaire.

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