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Nouvel échec des négociations sur la protection de l'Antarctique

Réunis à Hobart sur l'île de Tasmanie, les membres de la Convention sur la conservation de la faune et de la flore marines de l'Antarctique se sont à nouveau séparés sur un échec. La Chine et la Russie bloquent la création de sanctuaires marins.
Article rédigé par Sylvie Johnsson
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
  (Reuters)

Comme l'Arctique, l'Antarctique est menacée par le développement
de la pêche et de la navigation. Pour préserver cet environnement du pôle Sud,
deux projets de réserve marine ont été présentés au 24 pays plus l'Union européenne qui participaient à cette réunion de la Convention sur la conservation de la faune et de la flore marines de l'Antarctique.

Les Etats-Unis et la
Nouvelle-Zélande proposaient de sanctuariser une zone de 1,25 million de km2 en
mer de Ross, une immense baie du côté Pacifique, sous juridiction
néo-zélandaise.

La France, l'Australie et
l'Allemagne étaient favorables à la création de sept aires
marines protégées, côté océan indien, sur une étendue de 1,6 million de km2. 

Mais la Russie comme la
Chine ont refusé ces deux propositions.

 "C'est un jour noir pour les océans du monde entier" (Pew Charitable Trusts)

  "C'est triste. Il reste des points de discorde sur des sujets importants comme la période  pendant laquelle une zone marine doit rester protégée, il y avait aussi des objections sur la superficie de ces zones", a expliqué  le chef de la délégation suédoise, Bo
Fernholm.

"C'est une grosse déception. Et c'est regrettable parce que les zones marines protégées sont des nurseries pour protéger les espèces. Elles ne sont pas contre la pêche. Les pêcheurs s'y retrouvent " a réagi sur Franco l'explorateur polaire Jean-Louis Etienne.

"C'est un jour noir pas seulement pour l'Antarctique mais pour les océans du monde entier. Les fondements scientifiques justifiant la création de ces réserves sont incontestables. L'égoisme têtu de quelques uns ne devrait pas se substituer à la volonté de la majorité des pays à travers le monde " a regretté Andrea Kavanagh, responsable de projets marins de Pew Charitable Trusts.

 Enfin pour Farah Obaidullah, de Greenpace, ce nouvel échec entache la réputation de la CCAMLR" et témoigne de l'interférence "des intérêts économiques et politiques dans la protection des océans pour le bien des générations futures".

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