"Les vagues font bien cinq mètres de haut" : les Corses témoignent de la tempête Adrian

La tempête Adrian qui frappe la Corse lundi a entraîné de très nombreux dégâts matériels. Partout, les témoignages d'arbres arrachés ou de bâtiments détruits se multiplient.

La tempête a touché le port d\'Ajaccio où des navires se sont échoués.
La tempête a touché le port d'Ajaccio où des navires se sont échoués. (JEAN-PIERRE BELZIT / MAXPPP)
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La Corse a été placée en vigilance rouge aux vents violents lundi 29 octobre, alors que la tempête Adrian déferle sur l'île. Dans le secteur de Porto-Vecchio, "On a eu sur le coup de 11 heures une mini tornade, qui a fait un chemin est-ouest" et "de nombreuses villas et maisons ont été touchées avec des toitures qui se sont envolées" raconte le capitaine Paul Taffani, responsable des pompiers au sud de l'Île.

"La mer est déchaînée"

"J'ai vu deux arbres qui barraient la route, il y a beaucoup de gravats, la circulation est ralentie, il y a d'énormes flaques, il faut donc faire très attention", raconte Cassandre, qui habite à Bastia et travaille à l'Île Rousse. "Il y a des arbres qui sont tombés, c'est le cas sur le quai des martyrs à Bastia, vu que c'est près de la mer et du port, ça déborde, c'est assez impressionnant", a-t-elle indiqué.

"Le vent s'est vraiment renforcé au point de faire bouger mon véhicule, la mer est déchaînée", raconte Jean-Michel Raggioli, habitant d'un petit village. "Je viens de passer devant un restaurant de plage où la structure de pierre et de béton n'a pas résisté aux assauts des vagues. Au Cap Corse, ce que j'ai vu, c'est énormément de pluie et de vent. Les vagues font bien cinq mètres de haut", a-t-il ajouté. "Des gens se rendaient sur le port pour essayer d'amarrer leurs bateaux. Le vent s'était calmé à la mi-journée mais depuis 17 heures, il a repris encore plus violemment. J'ai déjà vu un chêne par terre, pas mal de branches également."

"On n'a jamais eu ça"

À 15 heures, la ville d'Ajaccio était totalement évacuée. "C'est inquiétant. On ne sait pas comment ça va se passer, quand on entend qu'on aura des vents éventuellement de 150 à 180 km/h" s'inquiète Anouk, réceptionniste dans un hôtel situé en bord de mer. "On n'a jamais eu ça, pas à Ajaccio en tout cas. Nous, on a un hôtel, on reste, on a des clients, c'est comme si j'étais à la maison, j'ai prévu mon pyjama pour rester à l'hôtel, je ne prends pas la route". Anouk s'interroge : "On a vu tellement de catastrophes ces derniers temps. Pourquoi ça ne se produirait pas chez nous aussi ?"