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Les rescapés du séisme et du tsunami dans le nord-est tentaient samedi de se réconforter dans les centres d'hébergements

Des dizaines de milliers de personnes contraintes de fuirleurs foyers ont été recueillies dans des abris.Emmitouflées dans des couvertures, elles se munissent de bonbonnes en plastique ou de simples théières et des files se forment pour la distribution d'eau potable.
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Des retraités regardent une maison déplacée après le tsunami, à Minamisoma, le 12 mars 2011. (AFP PHOTO / KAZUHIRO NOGI)

Des dizaines de milliers de personnes contraintes de fuir
leurs foyers ont été recueillies dans des abris.

Emmitouflées dans des couvertures, elles se munissent de bonbonnes en plastique ou de simples théières et des files se forment pour la distribution d'eau potable.

Les personnes couraient dans les rares magasins ouverts pour se ravitailler, au milieu de scènes de désolation.

A Mito, localité de la côte nord-est, de longues files d'attente se sont formées devant un magasin, endommagé mais ouvert. Des centaines de personnes veulent se procurer des médicaments, de l'eau et de la nourriture. La population fait des réserves, ignorant combien de temps durera cette situation de crise.

Des bâteaux de pêche dans les jardins
Les secouristes recherchent toujours des victimes le long des côtes, où des voitures et des bateaux ont été emportés comme des fétus de paille par le flot et encombrent aujourd'hui les rues ou les jardins de maisons submergées.

Les images aériennes montrent ici des bâtiments réduits à l'état de ruines, là des trains renversés dans la région de Sendai, la "Cité des arbres", ville portuaire d'un million d'habitants à 130 km de l'épicentre du séisme.

Dans les champs, on voit des centaines de bateaux de pêche, beaucoup renversés, traînés jusque-là par la muraille d'eau de dix mètres de haut qui a suivi le séisme.

Au large de la côte, un pétrolier est échoué sur un haut-fond. A terre, une camionnette se retrouve en équilibre instable sur un poteau. L'électricité et les téléphones portables sont hors service.

"On rédige des manuels pour apprendre à réagir face à un tremblement de terre mais quand ça arrive, est-ce qu'on peut vraiment suivre le manuel ?", s'interroge Kiyoshi Kanazawa, un employé de 60 ans.

L'aide de l'armée et des sauveteurs

Quelque 50.000 soldats et sauveteurs, avec 190 avions et des dizaines de navires étaient acheminés dans les zones sinistrées de la façade Pacifique.

Selon la police, plus de 215.000 personnes ont été évacuées vers des abris dans le Nord et l'Est, et, d'après l'agence Kyodo, plus de 3.400 habitations ont été détruites.

Au moins 5,6 millions de foyers restaient privés d'électricité et la compagnie Tepco a averti d'un risque d'interruption de l'alimentation en électricité à Tokyo. Un million de foyers demeuraient sans eau potable.

Les premières équipes de secours envoyées par l'Australie, la Nouvelle-Zélande, la Corée du Sud, la Suisse, le Royaume-Uni ou les Etats-Unis étaient attendues dans les prochaines heures au Japon.



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