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Les principaux responsables d'Europe Ecologie (EE) se sont retrouvés vendredi après les vifs échanges des derniers jours

L'eurodéputé Yannick Jadot (EE), a salué une "réunion positive" qui a rassemblé, pendant plus de trois heures, une quarantaine de responsables "écolos" dont Jean-Paul Besset et Dominique Voynet.Cela sera-t-il suffisant ? Rien n'est moins sûr. Les sujets qui fâchent, notamment la stratégie pour la présidentielle, n'ont pas été abordés.
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L'eurodéputé d'Europe Ecologie, Yannick Jadot (AFP - Bertrand Guay)

L'eurodéputé Yannick Jadot (EE), a salué une "réunion positive" qui a rassemblé, pendant plus de trois heures, une quarantaine de responsables "écolos" dont Jean-Paul Besset et Dominique Voynet.

Cela sera-t-il suffisant ? Rien n'est moins sûr. Les sujets qui fâchent, notamment la stratégie pour la présidentielle, n'ont pas été abordés.

"On sentait qu'il y avait de l'eau dans le gaz", il fallait "faire une psychanalyse collective" pour "réaffirmer l'objectif commun d'aller vers un mouvement unifié avant la fin de l'année", a estimé M. Besset à l'issue de la réunion.

"Les gens avaient besoin de se parler pour constater qu'ils étaient d'accord", a souligné de son côté la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot.

"Dans la période de transition, on va renforcer les moyens et les capacités organisationnelles et décisionnelles d'Europe Ecologie, en intégrant dans les lieux de décision ceux qui nous avaient rejoints au moment des régionales", comme Eric Loiselet (ex-PS), Stéphane Gatignon (ex-PCF) ou le pédagogue Philippe Meirieu, a promis Yannick Jadot.

Echanges "aigre-doux" par médias interposés

En début de semaine, Cécile Duflot s'était prononcée pour un "mouvement polymorphe articulant à la fois un parti transformé et un réseau informel ouvert à tous". Une invitation en forme de contre-proposition trois semaines à peine après "l'appel du 22 mars" de M.Cohn-Bendit qui prônait lui l'idée d'une "coopérative politique".

"Dany", pour qui EE traverse une "crise de croissance", avait alors critiqué la "vision passéiste" de Mme Duflot qui, selon lui, ne proposait qu'une "confédération" avec "un noyau, les Verts, qui aurait 50% de capital autour duquel tourneraient des satellites" qui pourraient être "instrumentalisés à volonté par le noyau".

"On a eu une explication franche et sincère" dans une "réunion halte au feu", selon Jean-Vincent Placé, numéro deux des Verts, qui a trouvé "Dany très tranquille". "Je lui ai dit que m'avoir traité de "Richelieu des écolos", c'était rigolo. Moi je l'avais traité d'Eric Cantona de l'écologie" car "il peut faire gagner un match à lui tout seul comme faire perdre son équipe à lui tout seul!", a-t-il ajouté. Désormais, il faut "arrêter les noms d'oiseau!". Pour ce proche de Mme Duflot, "la balle est au centre" : il faut "du débat", "pas de délit d'opinion" car "il n'y a pas les modernes d'un côté et les anciens de l'autre, ni les bons et les méchants", a-t-il lancé.

Les militants pourraient bien mettre un terme final à ces dialogues imagés lors d'un vote qui doit avoir lieu à la fin d'année.

En attendant, un processus d'adhésion à EE sera lancé la semaine prochaine avec une cotisation de 20 euros pour les membres non-Verts du rassemblement. En parallèle, tous les adhérents devront signer une "charte" pour participer aux futurs débats, selon M. Besset.

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