Les industriels de la conserve s'inquiètent de la pénurie d'anchois dans les ports marocains, où ils s'approvisionnent

Dans un communiqué mercredi, ils disent craindre des ruptures de stock si la situation continue.Poisson le plus pêché au monde, l'anchois s'est fait plus rare au point que sa prise, au large du Golfe de Gascogne, a été interdite aux Français et aux Espagnols trois années durant et limitée à 7.000 tonnes pour 2010.

Bateaux de pêche à l\'anchois (archives)
Bateaux de pêche à l'anchois (archives) (France 2)
#AlertePollution

Rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?
Cliquez ici pour nous alerter !

Dans un communiqué mercredi, ils disent craindre des ruptures de stock si la situation continue.

Poisson le plus pêché au monde, l'anchois s'est fait plus rare au point que sa prise, au large du Golfe de Gascogne, a été interdite aux Français et aux Espagnols trois années durant et limitée à 7.000 tonnes pour 2010.

"Les ateliers de semi-conserve sont en difficulté pour leurs approvisionnements", écrit ainsi la fédération des industries d'aliments conservés (Fiac), "confrontés à un déficit chronique de poisson dans les zones traditionnelles de pêche à l'anchois".

Plus au sud de l'Atlantique, l'anchois aussi se fait rare. A tel point qu'"aucun débarquement significatif" n'a été réalisé dans les ports marocains depuis le mois de septembre, selon la Fiac.

Ces approvisionnements sont "insuffisants" pour "reconstituer les stocks de futs de matière première" des fabricants français qui achètent, font préparer leurs anchois au Maroc avant des les mettre en conserve en France. Ils craignent des "difficultés pour livrer leurs clients dans les mois à venir".

Ces fabricants (Belmonte, Conserveries provençales, La Monégasque-Vanelli, Miceli et Roque) déplorent de ne pouvoir remplacer l'anchois marocain par de l'anchois d'Argentine de "qualité comparable", ou de Croatie.

Une fois filetés et salés au Maroc, ces poissons d'origine non communautaires sont en effet soumis à 25% de droits de douane lors de leur importation en Europe, souligne la Fiac, ce qui rend l'opération trop onéreuse. Les fabricants demandent un assouplissement de ces règles.

Franceinfo est partenaire de la consultation "Agissons ensemble pour l'environnement" avec Make.org. Si vous souhaitez y participer, vous pouvez proposer vos idées et voter sur celle des autres participants dans le module ci-dessous.