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Les habitants des îles Seychelles dans l'océan indien, à peine au dessus du niveau de la mer, craignent pour leur survie

Pour beaucoup, alors que les négociations piétinent au sommet de Copenhague, le changement climatique reste une notion relativement abstraite. Mais pour les habitants de ces îles le bouleversement a déjà commencé."Où sera l'eau dans 10, 15 ans? Le réchauffement climatique a changé notrepoint de vue sur bien des choses", souligne un insulaire.
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rêve d'eau turquoise aux seychelles

Pour beaucoup, alors que les négociations piétinent au sommet de Copenhague, le changement climatique reste une notion relativement abstraite. Mais pour les habitants de ces îles le bouleversement a déjà commencé.

"Où sera l'eau dans 10, 15 ans? Le réchauffement climatique a changé notre
point de vue sur bien des choses", souligne un insulaire.

Une montée du niveau de l'eau de deux mètres --une estimation probable d'ici un siècle selon les scientifiques-- inonderait inévitablement la piste de l'aéroport international de la capitale des Seychelles, Victoria.

"Le temps passe (...) et même si on nous donne beaucoup d'argent, comment pouvons-nous empêcher un site unique comme l'atoll d'Aldabra de sombrer?", s'interroge le ministre de l'Environnement et des Transports, Joel Morgan.

Ces petites îles du Pacifique, des Caraïbes ou de l'océan Indien, comme Kiribati ou les Seychelles, se sentent abandonnées par les pays riches et pollueurs, dont les élites aiment pourtant à venir se faire bronzer sur leurs plages paradisiaques.

"Nous sommes profondément déçus du manque d'ambition dans les négociations
internationales sur le climat pour protéger les pays vulnérables", dénonçait en septembre l'Alliance des Etats insulaires (AOSIS).

"Nous perdrons beaucoup, mais nous continuerons de défendre notre cause devant les grands de ce monde. Nous pensons que l'impact du réchauffement climatique est largement sous-évalué, ce qui au final pourrait coûter encore plus cher à la planète", a expliqué à l'AFP le président des Seychelles James Michel.

"Si nous n'agissons que maintenant, nous n'en verrons pas l'impact avant 20 à 25 ans, mais nous devons agir", plaide Rolph Payet, conseiller du président Michel sur l'environnement, et, en tant que membre du Groupement d'experts intergouvernemental sur le changement climatique (Giec), colauréat du prix Nobel de la paix. "Nous poussons chacun à faire quelque chose, à investir dans le développement, ou à restaurer les côtes".

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