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Les émissions de CO2 ont atteint leur plus haut niveau historique en 2010, affirme l'Agence internationale de l'énergie

Ces émissions dépassent de 5 % leur précédent record enregistré en 2008, ce qui constitue un "sérieux revers" pour la lutte contre le réchauffement climatique, rapporte l'AIE. Laquelle représente les intérêts des pays industrialisés
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Le pétrole, une industrie polluante (ici la raffinerie de Grandpuits en Seine-et-Marne) (AFP PHOTO FRANCOIS GUILLOT)

Ces émissions dépassent de 5 % leur précédent record enregistré en 2008, ce qui constitue un "sérieux revers" pour la lutte contre le réchauffement climatique, rapporte l'AIE. Laquelle représente les intérêts des pays industrialisés

"Après une chute en 2009 provoquée par la crise financière mondiale, les émissions ont grimpé jusqu'au niveau record de 30,6 gigatonnes, un bond de 5 % par rapport à la précédente année record, 2008, quand les niveaux avaient atteint 29,3 gigatonnes", ajoute-t-elle. Selon l'organisation, les émissions annuelles ne devraient pas dépasser 32 gigatonnes pour échapper aux plus graves conséquences du réchauffement.

Ces informations "constituent un revers sérieux pour nos espoirs de limiter la hausse de la température dans le monde à 2°C au maximum", a estimé le chef économiste de l'AIE, Fatih Birol.

Les dirigeants du monde, réunis à Cancun au Mexique en 2010 se sont fixé cet objectif d'un réchauffement climatique qui ne dépasse pas 2°.

44% des émissions de CO2 enregistrées l'an dernier proviennent du charbon, 36% du pétrole et 20% du gaz naturel. 40% d'entre elles proviennent de pays riches de l'OCDE, dont l'AIE est l'organisation énergétique.

Mais les pays émergents, notamment la Chine et l'Inde, ont une part importante dans la hausse enregistrée entre 2009 et 2010, alors que les Etats riches ne représentent que 25% de cette hausse.

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