Cet article date de plus de neuf ans.

Le très critiqué plan antipollution de Paris en débat

Bertrand Delanoë défend ce lundi son plan de lutte contre la pollution devant le Conseil de Paris. Il s'agit notamment d'imposer une réduction de la circulation et de limiter le nombre de voitures polluantes dans la capitale. Un plan très critiqué par la droite, le centre... et une partie de la gauche.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
 (Vincent Isore Maxppp)

"La pollution atmosphérique, c'est six mois en moins
pour les Parisiens" et "la première source de pollution de l'air, ce
sont les transports". C'est à partir de ce constat dressé par Julien
Bargeton, adjoint aux déplacements que la mairie de Paris a élaboré un nouveau
plan de lutte contre la pollution pour la capitale. Un texte en trois axes qui
est débattu ce lundi et mardi devant le Conseil de Paris.

Réduire la circulation

La circulation a baissé d'un quart en dix ans d'après le
Syndicat de transport d'Ile de France. Une bonne nouvelle mais c'est
insuffisant pour l'équipe de Bertrand Delanoë.

Réaménager les espaces publics avec priorité aux piétons,
aux vélos et aux transports en communs. Ce sera le cas place de la République
et place de la Nation.Instaurer des péages sur les autoroutesInstaurer une écotaxe pour les poids lourds et la
suppression progressive de leur transit dans Paris et le périphérique.

Limiter les voitures polluantes

La ville compte interdire dans ses portes les véhicules les
plus polluants. Cela commencerait en septembre 2014 avec les voitures de plus
de 17 ans, les camions de plus de 18 et les deux roues de plus de 10 ans.Paris demande aussi un renouvellement des bus de la RATP
dont 65% roulent au diesel.Bertrand Delanoë réclame à l'Etat la mise en place d'un
contrôle technique pour les deux roues tous les deux ans.

Ralentir le trafic

L'objectif est de réduire dès l'été prochain à 30km/h la vitesse sur les grands
boulevards et l'avenue de Clichy.Passer de 80km/h à 70km/h sur le périphérique. 

Un plan très critiqué à droite, au centre... et à gauche

"C'est un plan antisocial, antibanlieue,
antiautomobiliste (...) Il s'agit de manger la laine sur le dos des
écologistes, c'est purement politicien
", lance le président de l'UMP au
Conseil de Paris Philippe Goujon. L'opposition dénonce "la pénurie de
stationnement
".

"Le problème des poids lourds n'est pas traité. Nous,
nous souhaitons des sites logistiques multimodaux, une réglementation
draconienne contre les poids lourds, le développement du fret fluvial
",
détaille la centriste Edith Gallois.

"Diminuer la pollution dans la capitale est, certes, nécessaire. Mais pas en recourant à des mesures inéquitables et discriminatoires ", Roger-Gérard Schwartzenberg, élu du Parti radical de gauche.

"Cela ne suffira pas sans un plan national pour sortir
du diesel
", conclut le maire adjoint en charge de
l'Environnement René Dutrey.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Environnement

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.