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Le sauvetage des rescapés "c'est un peu une course contre la montre", explique le Commandant Michel Bourgoin

"Plus on gagne du temps, mieux c'est", explique l'officier à la Sécurité Civile, membre de la mission d'assistance, mercredi avant son départ avec 67 sauveteurs, dont 3 maîtres-chiens et 6 chiens, dans la capitale haïtienne.
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Propos recueillis par - David Dieudonne
France Télévisions
Publié Mis à jour
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Une équipe de secours Hollandaise et leurs chiens à l'aéroport Eindhoven avant leur départ pour Haïti le 14 janvier 2010 (AFP. E. Oudenaarden)

"Plus on gagne du temps, mieux c'est", explique l'officier à la Sécurité Civile, membre de la mission d'assistance, mercredi avant son départ avec 67 sauveteurs, dont 3 maîtres-chiens et 6 chiens, dans la capitale haïtienne.

Quelles sont les étapes préalables à votre travail sur le terrain ?
Les reconnaissances, qui prennent du temps et sont faites en collaboration avec les autorités gouvernementales locales. Et la sectorisation, qui détermine pour chacun une aire de travail.

Combien de temps cela peut-il prendre ?
C'est en fonction de l'intensité des dégâts. Un pays peut avoir sauvegardé une organisation propre ou alors il a été très impacté et cette organisation n'est malheureusement pas possible. D'après les premiers renseignements, on s'attendrait plutôt à la deuxième solution.

Q: Comment se découpe le travail de sauvetage proprement dit ?
La première phase concerne la recherche des victimes de surface. Quand on arrivera, entre 24 et 48 heures après le séisme, les victimes de surface, qui sont les plus accessibles, auront été dégagées par les habitants, la famille, les sauveteurs locaux.

Votre travail commencera donc ensuite ?
Oui. On arrivera vraiment dans la deuxième phase et troisième phase, où on a besoin d'une technicité particulière, de matériel particulier.

A quoi correspond la deuxième phase ?
A la recherche des victimes peu ensevelies. Là, on va aller découper des tôles, des poutres métalliques, percer des murs simples, pour accéder à des victimes qu'on aura au préalable identifiées sur renseignements de la population. Par exemple : "attaquez-vous à cette maison là parce que ma famille était là en train de manger".

Et après ?
Ensuite vient la recherche des victimes en profondeur. C'est la phase qui prend le plus de temps, demande le plus de mise en oeuvre technique, et utilise des moyens pointus. On associe des savoir-faire techniques issus d'appareils technologiques développés - des appareils d'écoutes très perfectionnés, très sensibles, des caméras endoscopique - avec des matériels de découpe, de percement. On les associe toujours avec un moyen de recherche (animal), que ce soit l'homme (la vue, l'odorat, l'ouïe) ou alors notre outil essentiel, la recherche olfactive du chien. On le fait passer sur tous nos chantiers, pour bien recouper et obtenir une confirmation des moyens technologiques.

Allez-vous prendre des précautions particulières pour ces opérations ?
Des précautions de sécurité inhérente à toute les opérations de secours, pour les victimes et pour les sauveteurs. Et également un aspect de sûreté, pour s'assurer que le détachement ne risque rien dans ses déplacements et ses évolutions.

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