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Le premier "réfugié climatique" de la planète renvoyé aux Kiribati

Ioane Teitiota, 39 ans, se battait depuis quatre ans pour obtenir un statut de "réfugié climatique" pour lui et sa famille en Nouvelle-Zélande. Mais Wellington l'a renvoyé dans son archipel du Pacifique menacé par la montée des eaux.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Une pétition avait été lancée pour que Ioane Tetiota reste en Nouvelle-Zélande © capture d'écran du site actionstation.org.nz/climaterefugee)

La Commission des droits de l'Homme de l'ONU a classé l'archipel des Kiribati, comme d'ailleurs les Maldives, Tuvalu et Tokelau, dans les îles qui pourraient devenir "sans terre" à cause du réchauffement climatique. Mais ce constat n'a pas ému les autorités judiciaires néo-zélandaises qui ont rejeté en première instance et en appel l'octroi d'un statut de "réfugié" à Ioanne Teitiota et à sa famille en expliquant qu'ils ne répondaient pas aux critères d'octroi du statut de réfugié, lequel doit être menacé de persécution dans son pays natal. Selon la Cour suprême néo-zélandaise, lui et sa famille "n'encourent  pas de 'grave danger" dans son pays natal. Des zones entières de l'archipel sont pourtant régulièrement envahies par l'océan. 

Malgré la mobilisation et le soutien notamment de personnalités religieuses, le Premier ministre John Key a rejeté un dernier appel. Et celui qui aurait pu être le premier "réfugié climatique" a été expulsé.

 (Les Kiribati © IDE)
 

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