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Le ministre Japonais de l'industrie s'est rendu samedi auprès des ouvriers qui luttent à Fukushima

Premier membre du gouvernement de centre-gauche à se rendre à Fukushima, Banki Kaieda était vêtu d'une combinaison spéciale pour rencontrer les ouvriers et techniciens présents sur le site opéré par Tepco.Afin de prévenir un nouvel drame atomique, l'Agence de sûreté nucléaire a édicté de nouvelles consignes pour tous les opérateurs japonais.
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Une pompe us chargée dans un avion à Atlanta (E-U) pour aller assister les travaux à Fukushima, le 8/4/11 (AFP/ERIC S.LESSER)

Premier membre du gouvernement de centre-gauche à se rendre à Fukushima, Banki Kaieda était vêtu d'une combinaison spéciale pour rencontrer les ouvriers et techniciens présents sur le site opéré par Tepco.

Afin de prévenir un nouvel drame atomique, l'Agence de sûreté nucléaire a édicté de nouvelles consignes pour tous les opérateurs japonais.

M.Kaeda est resté environ 45 minutes sur place, selon un porte-parole du ministère de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie (METI), en charge de la cinquantaine de réacteurs nucléaires en service au Japon.

"Il a salué les équipes qui travaillent là-bas et les a remerciés pour leur tâche difficile", a-t-il dit.

Le ministre s'est également rendu au "J-Village", un vaste complexe sportif qui sert de base arrière au personnel travaillant sur la centrale. Ce complexe est situé à l'intérieur de la zone d'exclusion de 20 km autour du site d'où les habitants ont été évacués.

Au jour d'aujourd'hui, les travaux de rétablissement de l'électricité et des pompes de refroidissement des réacteurs avancent très longtemps, en raison notamment de la présence d'eau fortement radioactive dans les bâtiments.

Nucléaire: nouvelles normes de sécurité
Afin de prévenir ce genre d'accident, l'Agence de sûreté nucléaire japonaise a ordonné samedi à tous les opérateurs de centrales nucléaires de prévoir au moins deux générateurs fonctionnant au diesel pour chaque réacteur, même pour ceux qui sont à l'arrêt en cours de refroidissement.

Selon les normes de sécurité actuelles, les opérateurs n'étaient tenus de prévoir qu'un seul générateur de secours pour les réacteurs à l'arrêt.

Le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano, a reconnu que la situation à Fukushima restait "instable" et a jugé difficile dans ces conditions de prévoir un calendrier pour le démantèlement de la centrale.

Le groupe japonais Toshiba s'est proposé pour débarrasser la région des six réacteurs en seulement dix ans.

La reconstruction va commencer

Dans les zones dévastées de l'archipel, l'heure de la reconstruction est venue après une longue période de deuil des familles touchées par le drame. Le bilan, toujours provisoire de la police nationale,s'établissait samedi à 12.915 morts confirmés et 14.921 disparus, dont les corps ont probablement été emportés au large par le tsunami.

Le gouvernement va mettre en place dès lundi, un mois exactement après la catastrophe, un comité spécial chargé d'organiser la reconstruction dans le Tohoku (nord-est).

Deux fonds de charité vont verser une première somme de 350.000 yens (2.800 euros) pour chaque membre de la famille mort ou disparu, ainsi que pour la perte de leur habitation.

De son côté, le patronat japonais a d'ores et déjà proposé que cette région soit classée "zone spéciale" bénéficiant d'une exemption de taxes et d'impôts pour une période de trois ans.

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