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L'énergie nucléaire coûtera plus cher, prévient la Cour des comptes

Dans un rapport commandé suite à la catastrophe de Fukushima, la Cour des comptes audite pour la première fois les investissements français dans la filière nucléaire. Les magistrats n’ont pas trouvé de coûts cachés, mais ils prévoient un effort important quel que soit le scénario. Avec une incertitude sur le poids financier des démantèlements.
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Radio France
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Les centrales nucléaires françaises vieillissent, et leur entretien coûtera plus cher. Il faudra consacrer 3,7 milliards d’euros à leur maintenance, chaque année jusqu’en 2025, soit le double des investissements d’EDF en 2010. Cette charge supplémentaire devrait se traduire par une hausse de 10% du coût moyen de production, selon la Cour des comptes.

Le rapport publié ce midi fait suite à la catastrophe de Fukushima. Pendant huit mois, les magistrats ont examiné les comptes d’EDF, mais aussi d’autres acteurs du secteur comme le CEA. Depuis les années 1950, la facture s’élève à 228 milliards d’euros. C’est 20 milliards de moins que les dépenses de l’ensemble des ministères en 2012.

 Presque "impossible" de fermer les centrales à leurs 40 ans

La cour des comptes sait précisément combien le nucléaire a coûté et combien il coûte (49,5 euros au mégawatt-heure, avec les données de 2010). Pour les charges futures, les différents scénarii compliquent la tâche.

Un tiers du parc de réacteurs (22 sur 58) atteindra 40 ans avant 2022. Leur prolongation gonflerait encore la facture de la maintenance. Mais à production d’origine nucléaire égale, l’autre option passe par la construction de 11 EPR. "La mise en œuvre d'un tel programme d'investissement à court terme paraît très peu probable, voire impossible, y compris pour des considérations industrielles ", écrit la Cour des comptes.

La fermeture prévue, mais mal chiffrée

EDF prévoit de consacrer 18 milliards au démantèlement, résultat d’un calcul que la cour juge a priori pertinent… mais invérifiable, faute de retour d’expérience.

Le même doute s’applique au stockage à long terme des déchets radioactifs : les 28 milliards d’euros prévus pour leur enfouissement répondent à un projet non définitif.

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