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Journée mondiale sans plastiques : "Les jeunes prennent conscience de la fragilité de notre planète grâce à leur éducation"

Patrick Deixonne, fondateur de l'expédition 7e Continent, est revenu, lundi pour franceinfo, sur la Journée mondiale sans plastiques.

Article rédigé par France Info
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min
Sacs plastique sur une plage  (FRANZ CHAVAROCHE-  NICE MATIN / MAXPPP)

La journée mondiale sans sacs plastiques a lieu, lundi 3 juillet, alors que désormais en France la vente de sacs plastiques est interdite dans les supermarchés. Patrick Deixonne, fondateur de l'expédition 7e Continent, va organiser cet été des opérations de pédagogie sur les plages méditerranéennes. Cette pollution aux plastiques "est une véritable catastrophe écologique", a affirmé, lundi sur franceinfo, Patrick Deixonne.

franceinfo : Est-ce que la pollution au plastique est aussi importante qu'on le dit ?

Patrick Deixonne : C'est une pollution inquiétante. Ce n'est pas qu'une pollution visuelle, elle est aussi très importante pour la santé humaine. Les plastiques transportent des bactéries, des virus, des métaux lourds. Il y a un réel impact sur la faune et sur la flore. Cela tue 10 000 mammifères par an et un million d'oiseaux. C'est vraiment une catastrophe écologique.

L'interdiction de l'utilisation des sacs plastiques a-t-elle déjà un effet ?

On manque encore de recul pour le savoir. C'est une belle avancée, malgré le fait qu'elle soit critiquable. Il faut savoir, par exemple, que les sacs biodégradables sont composés que de 30% de matière végétale. Il faut aller encore plus loin que ça. On est capable de se passer des sachets plastiques.

Les industriels et les gouvernements sont-ils réceptifs aux messages que vous faites passer ?

Ils sont réceptifs, mais il faut que l'État accompagne les entreprises pour changer leurs machines qui actuellement fabriquent du plastique avec des machines qui fabriquent des sacs biodégradables. C'est un milieu assez complexe, je crois qu'il ne faut pas essayer de brusquer les choses. Il faut accompagner les entreprises. C'est une révolution environnementale qu'il faut accompagner intelligemment. Il faut qu'on soit "éco-logiques". Les jeunes prennent conscience de la fragilité de notre planète grâce à leur éducation. J'ai tout à fait espoir que dans les années à venir nous allons redresser la barre.

"Ce n'est pas qu'une pollution visuelle, elle est aussi très importante pour la santé humaine", Patrick Deixonne

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